La marionette Amal arrivera bien à Calais Dimanche 17 octobre

Ce dimanche, le Good Chance Theatre sera de retour à Calais, avec Amal, marionnette de 3,5 mètres de hauteur portant la voix des enfants en exil. Une ville emblématique pour la compagnie, fondée en 2015 au coeur du bidonville.

Amal est partie le 27 juillet dernier de Gaziantep en Turquie, à proximité de la frontière syrienne. Elle a depuis traversé la Turquie, la Grèce et l’Italie, la France et la Belgique. À la fin de son périple, prévu le 3 novembre à Manchester, au Royaume-Uni, Amal aura parcouru 8 000 kilomètres, donnant lieu à plus d’une cinquantaine de rencontres artistiques et festives. Elle sera samedi à Dunkerque, Grande Synthe et Calais le dimanche.

Ce projet d’une ampleur inédite réuni des artistes européens, syriens, palestiniens et sud-africains, autour d’un objectif : sensibiliser le monde au sort des enfants exilés, souvent soumis dans les pays de l’Union européenne à des conditions de vie inhumaines.

Malgré la municipalité qui voit la présence d’Amal d’un oeil mauvais, la rencontre entre la petite fille dont le prénom signifie « espoir » et les habitant.e.s de Calais aura bien lieu. Le rendez vous est fixé à 15h30 au Fort Nieulay. Des Calaisien.ne.s et des personnes exilées ont d’ailleurs préparé son arrivée lors d’ateliers de fabrication de cerf-volants, réhabilitant les tentes abimées, lacérées et rendues inutilisables par les destructions des campements.

La page de l’événement Facebook / (l’affiche est disponible en Anglais, Arabe, Farsi, Tegrinia ci dessous)

A Calais, trois personnes entament une grève de la faim pour demander l’arrêt de la politique de harcèlement envers les personnes exilées.

Face à l’escalade de la violence orchestrée par l’État, trois personnes ont décidé d’exprimer leur colère et leur refus de cette politique à Calais : ils ont entamé une grève de la faim depuis le lundi 11 octobre, à l’église St-Pierre de Calais. Les revendications sont les suivantes :

  • Suspension des expulsions quotidiennes et des démantèlements de campements durant la trêve hivernale ;
  • Durant cette même période, arrêt de la confiscation des tentes et des effets personnels des personnes exilées ;
  • Ouverture d’un dialogue citoyen raisonné entre autorités publiques et associations non mandatées par l’État, portant sur l’ouverture et la localisation de points de distribution de tous les biens nécessaires au maintien de la santé des personnes exilées.

Soutenons les grévistes de la faim :

  • Distribuer/coller des flyers/affiches de la grève
  • Créer des performances artistiques dans l’église ou lors du marché par exemple. Pendant cette protestation, sont organiser des événements (diffusion de films, exposition, création d’une vidéo participative où chaque calaisien.ne est invité.e a laisser un message d’accueil aux personnes exilées), des actions pour rendre visible la grève sont les bienvenues
  • Diffuser le communiqué ci-dessous
  • Relayer les infos publiés sur le compte instagram : https://www.instagram.com/faimauxfrontieres/
  • Rejoindre le jeune, pendant un ou deux jours
  • Venir les voir à l’église St Pierre, place Crève Coeur : plus que jamais ils ont besoin de tous.te.s

    (Lire manifeste ci dessous)
Une banderole décompte les jours depuis le début de la grève de la faim, sur la façade de l’église Saint Pierre à Calais. (Photos : Julia Druelle)
Ludovic, Anaìs et Philippe, les trois grévistes de la faim, dans l’église Saint Pierre à Calais.

« Ayez pitié des passants » Lettre d’un exilé de passage, sur la route de l’Angleterre

« La peur et l’anxiété. Les frappes et l’intimidation. La violence et le meurtre. La provocation et l’humiliation. La répression et la privation. La négligence et l’invisibilité. L’injustice et la tyrannie. L’oppression et la répression. La résignation et la dissimulation.

Toutes ces souffrances nous les vivons jour et nuit ici en France, en particulier dans la ville de Calais. Nous dormons dans la peur sous une petite tente qui peut contenir à peine une personne et pourtant les forces de l’ordre ne nous laissent pas nous reposer en paix ne serait- ce qu’une nuit.

Et les forces de l’ordre, leur violence continue bien au-delà, ils nous privent de nourriture en utilisant plusieurs manières de privations inhumaines. Ils entravent l’aide et le secours apportés par les associations sur pratiquement tous les périmètre de la ville de Calais alors même que cela n’entrave pas la circulation publique.

Donc, tous les endroits à Calais sont interdits pour dormir, manger, boire. Alors la question que nous nous posons c’est : quel est l’endroit approprié ou autorisé à Calais pour manger, boire et dormir pour un exilé ? Est-ce que c’est cela l’humanité que vous réclamez et proclamez ?

Nos vies sont devenues similaires aux films d’horreur et de traque que vous voyez dans le monde du cinéma avec panique et terreur. Sommes-nous les héros de ces films dans notre réalité vivante et notre quotidien et non dans le monde de la fantaisie et des films ? L’obscurité très sombre, le froid glacial, la pluie semi-permanente et seulement un abri que la police peut prendre à tout moment sans humanité et sans tenir compte de ces conditions climatique difficiles : nous affrontons tout cela avec patience pour un petit rêve, celui d’aller en Angleterre.

Ici à Calais, nos cœurs meurent chaque jour avant nos âmes. Et récemment, nous avons perdu notre frère le plus cher, notre colonne vertébrale et notre compagnon sur notre route difficile.
Il n’est pas le premier mais nous espérons que ce sera le dernier de nos chagrins et que nous ne perdrons pas un être cher après cela. Cet événement malheureux, cette tragédie aurait pu être évité, s’il n’y avait pas de violence des chauffeurs routiers qui conduisent impitoyablement et cruellement.

Nous n’oublions pas non plus certains phénomènes négatifs qu’une petite minorité des habitants de Calais pratiquent à notre égard. Ils nous jettent des bouteilles d’eau vides, des bouteilles de vin, des œufs crus et des tomates. Ils nous insultent avec les pires mots. Cela nous pousserait à essayer de répondre à la violence par la violence mais nous contrôlons notre esprit et nous essayons de garder notre conscience qui nous conduit à adopter plutôt la voix de la paix malgré tout. C’est révoltant car nous savons bien que tout cela ne pourrait et ne devrait pas être des valeurs d’un peuple et une superpuissance nation comme la France.

On se demande parfois pourquoi les Français nous détestent autant ? Jeter des œufs crus sur quelqu’un qui passe sous sa maison est une forme d’injustice. Pensez-vous que les mauvais traitement que nous subissons de la part des forces de l’ordre est à l’origine d’un climat de violence et de haine à notre égard de la part de la population ?

La haine engendre la haine … Mais nous ne sommes que des passants. Nous ne voulons pas vivre dans votre pays. Nous sommes des hôtes qui méritent un peu d’accueil, alors ayez pitié des passants.

Nous appelons tous les acteurs responsables, les organisations humanitaires, les Nations Unies et tous ceux qui ont le pouvoir à faire stopper cette violence excessive et ces actes odieux.

Nous sommes inébranlables parce que nous n’avons pas quitté notre pays par choix mais nous avons fui notre pays à cause de la guerre, de la peur pour nos vies et de la souffrance. »

(Lettre de Mohamad Mobarak, lue par les personnes en exil soudanaises sur le parvis du Théâtre de Calais, lors de la Marche blanche en mémoire de Yasser le 8 octobre 2021)

Photos Julia Druelle
http://instagram.com/juliadruelle/

A Calais, suite au décès de Yasser, les personnes exilées appellent à une manifestation pour la paix.

« Pour tous ceux qui se soucient des personnes Exilées en France et à Calais en particulier nous souhaitons que vous nous souteniez dans cette manifestation qui aura lieu le vendredi 8 Octobre à 17h30 au 39 rue de Moscou à Calais.

Nous avons été patients avec les souffrances et les tragédies dans lesquelles nous vivons. Aujourd’hui nous manquons de patience, alors nous avons décidé protester.
Nous protestons contre l’injustice et l’absence de médias, et défendons nos droits, nos droits perdus et le droit de l’âme pure et innocente qui a été tuée la semaine dernière. » 

Lettre écrite par les personnes exilées à l’origine de la manifestation
#LavoixdesréfugiésdeCalais

_______
English :
For everyone who cares about immigrants in France and in Calais in particular, we want you to support us during a demonstration that will take place on Friday 8th of October, 5:30pm at 39 Rue de Moscou. 

We were patient with the suffering and tragedies that we live until we ran out of patience, so have decided to have a demonstration.

We will protest against injustice and the absence of mediatisation of our situation and wish to defend our rights, our lost rights, and the right of the pure soul that was killed without guilt in the past days. « 

Letter written by the exiled people at the origin of the demonstration
#TheVoiceofCalaisrefugees

_______ Arabe

لكل من يهتم بالمهاجرين في فرنسا ، نريدك أن تدعمنا في تلك المظاهرة التي ستقام يوم الجمعة 10/8 في الساعة 5:30 مساءً.

صبرنا على المعاناة والمآسي التي نعيشها حتى نفد صبرنا ، لذلك قررنا القيام بمظاهراتنا.

نحن نحتج فيها على الظلم وغياب الإعلام ، وندافع عن حقوقنا وحقنا المفقود وعن حق الروح الطاهرة التي قتلت بلا ذنب في الايام القليله الماضية

« 

Pour la collecte des déchets sur les lieux de vie des personnes exilées du Calaisis.

Sur plusieurs sites des villes de Calais et Coquelles s’accumulent de nombreux déchets non collectés par la communauté d’agglomération  »Grand Calais Terre et Mer ».
Plusieurs courriers ont été adressés aux autorités compétentes et sans réponse de leur part, c’est actuellement les associations de soutien aux personnes exilées qui gèrent l’enlèvement de ces déchets.

L’article L.2224-13 du Code général des collectivités territoriales instaure la responsabilité des communes pour l’élimination des ordures ménagères. Dans le cadre du service public de gestion des déchets, les collectivités ont donc l’obligation de les prendre en charge afin d’assurer l’hygiène et la salubrité sur le territoire dont elles ont la charge.

La non-collecte des déchets sur les lieux où survivent les personnes exilées crée des risques sanitaires considérables pour l’ensemble des habitant.es, notamment en période de risque épidémique. Il s’agit là d’un problème de santé publique qui a également un impact sur l’environnement.

Nous demandons donc aujourd’hui à la communauté d’agglomération  »Grand Calais Terre et Mer » l’installation de bennes de grande capacité et leur relèvement à minima une fois par semaine sur les sites suivants :

  • impasse Magnésia à Calais (site dit Unicorn)
  • boulevard des Justes, second rond-point en venant de la rue du Beau-Marais à Calais (site dit Virval)
  • intersection entre la rue du Beau Marais et la rue de Normandie à Calais (site dit Old Lidl)
  • intersection entre la rue du Phileas Reant et la rue Alexandre Lambert à Calais (site dit Fort Nieulay)
  • intersection entre le chemin de la Française et le chemin parallèle à la rue de Bergnieulles à Coquelles

Pour signer et partager la pétition : vu.fr/petitiondechets

Hommage aux personnes exilées qui sont décédées en tentant d’atteindre l’Angleterre

 » En gravant leurs noms sur des plaques en bois qui seront installées à Calais nous voulons les honorer et nous souvenir d’eux et d’elles. Inscrire au cœur de nos villes les noms des personnes exilées décédées pour que vive un monde aux frontières ouvertes.  »

L’association Shanti propose aux calaisien.ne.s de prendre par à la fabrication d’un monument commémoratif.
Un atelier est proposé les mardis et samedis à la « Maison du doyenné » de Calais. Inscriptions par WHATSAPP au +33 7 53 8 04 64

« Tribute to the displaced people who died while trying to reach England : by engraving their names on wooden board that will be installed in Calais, we want to honour and remember them. To inscribe in the heart of our cities the names of the died displaced people so that a world with open borders can live.

Do you want to take part in the project? Meet us on Tuesdays and Saturdays at the « Maison du doyenné » of Calais. »
More info and inscriptions on WHATSAPP +33 7 53 8 04 64

HARCELER SANS RELACHE, UNE HISTOIRE CALAISIENNE

Encore une fois 

Mardi 11 mai 2021, les personnes exilées et les associations actives à Calais ont eu pour la 3ème fois le plaisir de découvrir un référé mesures utiles demandant l’expulsion des lieux de vie des quais Tamise et Danube et du pont Faidherbe. 

Demain, mardi 18 mai 2021 à 10 h 30, le Tribunal administratif de Lille devra trancher sur la nécessité et l’urgence d’expulser une nouvelle fois ce lieu.

La mairie, dans son habituel élan de civisme, motive son injonction judiciaire par plusieurs moyens plus aberrants les uns que les autres. On y trouve ainsi une supposée inaccessibilité de la porte d’accès d’un réseau d’assainissement, la présence « de très nombreux détritus », « de sérieux problèmes de sécurité, de salubrité, de tranquillité et d’atteinte à la dignité ». 

Violents, vous dites ? 

C’est pourtant bien cette mairie qui met en danger la vie des personnes exilées. Forte de son incapacité à proposer des conditions dignes de (sur)vie, celle-ci préfère exposer des supposées violences de la part de ces personnes. Elle justifie ainsi toute une politique de harcèlement permanent maintenant les personnes exilées à Calais dans des conditions de vie déplorables. 

Ces pratiques, bien que masquées par des procédures dites légales, relèvent d’une violence insidieuse mais bien réelle. Le système d’errance activé par des politiques racistes et xénophobes relève d’une volonté précise : décourager les personnes exilées vivants à Calais afin de forcer leur éloignement. 

Et la réalité ? 

La mairie de Calais l’a déjà prouvé, elle n’a que faire de la réalité et de la nécessité de ces lieux de vie en raison de l’absence de solutions dignes et pérennes. Cela a notamment été démontré par le tribunal de Lille le 26 Mars 2021 concernant la demande d’expulsion du lieu de vie « BMX ». En effet le référé mesure utile a été rejeté en raison des motifs invoqués par la mairie qui résultent être insuffisants et fallacieux. 

Ce nouveau référé mesures utiles s’inscrit donc dans un contexte plus global. Nous ne comptons plus les expulsions toutes les 48h ainsi que les expulsions « surprises » des différents lieux de vies, la démesure du dispositif policier, la surveillance et les violences quotidiennes sur les personnes exilées à Calais. 

Nous ne cesserons jamais de combattre ces pratiques systémiques et continuerons de mettre tous les moyens en œuvre pour contrer les volontés politiques de ce système inhumain. 

La Cabane Juridique

Crédit photo : Julia Druelle

Stop aux contrôles d’identité – discriminatoires – à Calais

Le 5 mai 2021, la police nationale du 62 a organisé une opération de contrôle dans le quartier de la gare de Calais pour « la lutte contre l’immigration clandestine ». Elle n’a pas hésité à publier sur twitter avec fierté des images de ce contrôle. 

Sous couvert d’une ambition de protection des citoyens, les contrôles d’identités participent à une politique de surveillance constante. En remettant en cause le bien fondé de la présence des individus dans l’espace public, en conditionnant leur liberté d’aller et venir à la présentation de documents, ils illustrent la politique répressive, sécuritaire et liberticide de l’Etat[1].

A la frontière franco-britannique, ces chasses à « l’étranger » maintiennent les personnes dans une situation d’angoisse, de précarité et d’exclusion, qui les enferment dans le cycle long des violences d’Etat. Quelle fierté peut-on avoir à traquer des individus placés dans une situation de misère et d’errance ? 

Et vive la lutte contre l’immigration ! 

Si la police se présente comme figure de proue de la lutte contre l’immigration clandestine, la Cabane Juridique tient tout de même à rappeler que les opérations de contrôle sur réquisition du procureur de la République, dans un lieu et pour une durée déterminée, ne peuvent être réalisés « aux seules fins de contrôler la régularité du séjour des personnes contrôlées »[2]. Ainsi, nous demandons que la base légale de ce contrôle soit rendue publique.

Déshumaniser les personnes en situation d’exil. 

Aligner contre un mur, empêcher du revers de la main de descendre d’un bus, telle est la manière dont la police se plait à contrôler. Ces pratiques sont dégradantes, humiliantes et violentes pour les personnes subissant le contrôle, dont les visages ne sont pas floutés[3].

Ces mises en scène représentent les personnes en situation d’exil comme dangereuses, qu’il faudrait placer en situation de soumission. L’immigration n’est pas un crime. Non à la criminalisation et la déshumanisation des personnes exilées. 

Racisme, quand tu nous tiens. 

Sur les trois photos publiées par la police nationale, les huit personnes en situation de contrôle sont toutes des hommes noirs. En France, un homme perçu comme noir ou arabe a 20 fois plus de chance de se faire contrôler[4]. La couleur de peau n’est pas un motif juridique valable pour contrôler. 

Ces choix iconographiques témoignent des représentations racistes des personnes noires comme étant indésirables et irrégulières sur le territoire français. Ils nous éclairent sur les motivations de la police. Ils renforcent l’imaginaire collectif. 

A Calais, les contrôles d’identité discriminatoires sont quotidiens, et leur promotion par les autorités étatiques témoigne de leur banalisation.

Non aux contrôles d’identité discriminatoires ! Nous demandons l’inscription dans la loi de l’interdiction des contrôles au faciès, et l’obligation de délivrer un récépissé à chaque personne victime d’un contrôle. Nous demandons la fin des contrôles d’identités.


[1] Parrot, Karine, Carte blanche. L’Etat contre les étrangers. La fabrique éditions, 2019, p.204 

[2] DC n° 2016-606/607 QPC, 24 janvier 2017

[3] N’en déplaise au droit à l’image dans l’espace public. Article 9 du Code civil ; CA Paris, 16 juin 1986 

[4] Rapport du défenseur des droits, Relations entre la police et la population, 2017 

JUSTICE pour la famille de Aleksandra, suite

« C’est l’histoire de la mère qui a rêvé de la naissance de son enfant.
Mais malheureusement, des mains noires qui se disaient policières, qui n’avaient ni conscience, ni droits de l’homme, ni compréhension envers une femme enceinte, m’ont privée de mon rêve.
Mon histoire commence par une nuit froide du 2 septembre 2020, sur la plage que nous essayions de quitter pour aller en Grande-Bretagne.
« 

C’est ainsi que commence la lettre de R Sharif, mère d’Aleksandra H.

Nous sommes solidaires avec la famille, pour laquelle la mort de Aleksandra n’est en aucun cas un accident.

La famille d’Aleksandra, la mère enceinte de 35 semaines, a été interceptée sur une plage par la police alors qu’elle s’apprêtait à tenter le passage vers le Royaume-Uni en bateau.
R. a perdu les eaux et, malgré les appels à l’aide, la police ne lui a pas apporté de soins médicaux.
Au lieu de cela, la famille a été contrainte à attendre sur la plage et dans le froid pendant des heures.
Ce n’est qu’après le passage d’une autre patrouille de police, le matin, qu’elle a été emmenée à l’hôpital.
Il était trop tard pour qu’Aleksandra survive.

Les parents ont depuis porté plainte, plainte qui est désormais entre les mains de la justice.
Après la première lettre de la mère, une réponse de la préfecture et cet autre article, voici une déclaration de soutien à la famille par des ami.e.s et des associations.

In English and Sorani Kurdish here.

Toutes les rues s’appellent «Calais»

En 2015, 800 personnalités signaient l’appel de Calais pour alerter l’opinion publique et interpeller le gouvernement sur l’inhumanité des conditions de vie dans la « jungle de Calais » – bidonville d’État.

Ainsi, la Cabane Juridique est née, ayant pour mandat : l’accès au droit.

Qu’en est-il 5 ans plus tard ? Maltraitance et répression sont le quotidien institutionnalisé des personnes exilées et des associatifs à Calais.

C’est pour cela qu’aujourd’hui la Société des Réalisateurs de Film publie une nouvelle tribune : https://www.liberation.fr/idees-et-debats/tribunes/toutes-les-rues-sappellent-calais-20210503_KPGBLTQHS5EQ7EVOPXETRZSNUA/

Ils exigent une « prise en charge inconditionnelle des personnes exilées sur l’ensemble du territoire et la mise en place d’une véritable politique d’accueil, dans un cadre digne et respectueux ».

La Cabane Juridique soutiens pleinement cette initiative, et vous appelle à la soutenir.