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Un squat expulsé le 10 janvier dernier, sans jugement. Les habitants du lieu poursuivent l’État, puisque c’est la police qui a procédé à l’expulsion, et le propriétaire, l’Office Publique de l’Habitat de Calais.

Le préfet avait déjà obtenu un rapport d’audience de deux semaines pour avoir le temps de présenter ses conclusions. Le procès devait avoir lieu ce matin. La veille au soir, le préfet « découvre » un vice de procédure : depuis un décret de 2012, lorsqu’on assigne l’État en justice, on ne le fait pas en assignant le préfet, mais en assignant l’agent judiciaire de l’État.

Le préfet aurait pu le faire valoir dès le début de la procédure, il préfère jouer la montre. Par manque d’arguments juridiques d’une part. Mais surtout parce que ce genre d’expulsion est courante à Calais, et qu’en faire constater l’illégalité par un juge met aussi en question une politique basée sur de multiples violations des droits et des lois.

Audience reportée au 12 mars.