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Une maison abandonnée depuis plus d’un an boulevard Victor Hugo à Calais. Elle est squattée en juin dernier par des militants du mouvement No Border, qi en font un lieu d’accueil pour les femmes, les enfants, les personnes malades blessées.

Une militante a donné son identité en tant qu’occupante de lieu, ce qui a permis une procédure juridique contradictoire suite à la plainte déposée par la propriétaire. L’audience a eu lieu au tribunal d’instance le 1er octobre, et le résultat du jugement mis en délibéré a été redu le 19 novembre. Le commandement à quitter les lieux sous deux mois a été signifié par voie d’huissier le 20 décembre.

Nous sommes donc tout prêt de la date à partir de laquelle la propriétaire pourra demander l’expulsion, avec le concours de la force publique si besoin, le 21 février.

Entre temps, le préfet a déclaré qu’il ne ferait pas expulser sans solution de relogement, et qu’il souhaitait rencontrer les associations pour envisager ce qui pourrait être fait.

Celles-ci ont saisi la balle au bond, se sont rencontrées, et un premier rendez-vous a été proposé par le préfet le 24 février.

Nous sommes dans un situation inédite, puisque c’est la première fois qu’un dialogue se met en place en amont d’une expulsion pour discuter du relogement. C’est bien sûr lié au caractère sensible de cette expulsion, qui porte sur des femmes, des enfants, des malades et des blessés. Mais théoriquement, s’il suit les instructions venant du gouvernement, c’est ce que le préfet devrait pratiquer avant chaque expulsion.

Un accord devra sans doute être trouvé avec la propriétaire, puisqu’elle peut de bon droit demander l’exécution du jugement dès le 21 février.

À suivre donc.