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Au moins depuis la fermeture du centre de Sangatte, les exilés s’abritent dans les chalets de la plage de Calais et Blériot-Sangatte. Plutôt en hiver, les chalets étant utilisés à la belle saison.

Une campagne d’expulsions particulièrement dure à l’automne dernier a peut-être donné plus d’importance aujourd’hui à ce phénomène. Qui devient visible à l’occasion d’un début de printemps ensoleillé et d’un conflit de voisinage qui a débouché sur une agression.

Le sous-préfet, comme seule réponse, envoie les CRS – en médiatisant pour se mettre en valeur.

Depuis plus de dix ans, les CRS sont envoyés sur la plage, et poussent les exilés un peu plus loin. Depuis plus de dix ans, les choses se répètent.

L’État est-il incapable de trouver un fonctionnaire compétent pour occuper la place de sous-préfet, pouvant rassembler les différents acteurs, services publics, collectivités locales, associations, pour trouver des solutions durables aux problèmes, et ainsi éviter que les mêmes choses se reproduisent d’année en année ? Capable d’identifier quelques acteurs particuliers mobilisables rapidement pour résoudre une difficulté particulière ?

Les CRS n’ont pas la solution des questions de migrations internationales. Les CRS ne sont pas en capacité de répondre au problème des sans-abris – qui trouveront par nécessité vitale à s’abriter quelque part. Les CRS n’ont pas la réponse aux difficultés psychologiques de personnes marginalisées.

À l’État de se mettre en route pour apporter des solutions aux problèmes – et ça vaut pour une multitude de difficultés que peut rencontrer actuellement un territoire comme le Calaisis – et de mettre en poste des personnes compétentes pour le faire.

À moins de considérer que les CRS, c’est bon pour nous, et que nous ne méritons pas mieux.

 

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