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Hier en début d’après-midi, quatre mineurs Érythréens sont arrivés au campement du Bassin de la Batellerie pieds nus. Des policiers les ont arrêtés, leur ont pris leurs chaussures, et leur ont dit de rentrer comme ça dans leur pays. Médecins du Monde a recueilli leurs témoignages et s’est occupé de leur trouver des chaussures.

Nous avons une recrudescence de témoignages de violences policières ces dernières semaines : coups, insultes, jets de gaz lacrymogène au visage, etc… Les policiers ont visiblement pour consigne d’utiliser la brutalité pour dissuader les exilés de rester à Calais.

Après les expulsions de la semaine prochaine, les exilés seront beaucoup plus dispersés, auront moins de relations avec les associations, seront donc beaucoup plus vulnérables aux violences policières. Les autorités auront intérêt à aggraver la pression pour montrer qu’elles auront réussi à faire baisser le nombre d’exilés présents dans le Calaisis.

Les médias ont été informés avant les associations de la date exacte des évacuations. Nous remercions par avance les journalistes qui prendront le temps d’aller au-delà de la mise en scène qui sera faite pour eux mardi, et qui resteront attentifs à la situation ces prochaines semaines.

Pentax Digital Camera11 septembre 2013 au matin, six jours après l’expulsion du squat de la rue Mouron, à l’époque le plus gros squats de Calais. Les services de la mairie prennent une tente et des couvertures dissimulées dans un bosquet. Pendant un mois la police chassait chaque matin les personnes des endroits où elles avaient pu se dissimuler pendant la nuit, et les services municipaux emmenaient tentes, couvertures et autres effets personnels à la déchetterie. Il a fallu l’occupation d’un accès du port par les exilés syriens pour que la pression se relâche.

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