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Le jugement du tribunal administratif de Lille de prononcer l’expulsion du lieu de distribution des repas occupé par les exilés depuis le 27 mai n’a donc pas été exécutée dès ce lundi matin.

Mais cette décision a amené les exilés à s’organiser à nouveau. Les réunions quotidiennes au début de l’occupation du lieu avaient disparues du fait de la dilution des occupants initiaux parmi les nouvelles personnes arrivant chaque jour, le grève de la faim lancée le 11 juin par un groupe d’une trentaine de personne avait fini par s’évanouir progressivement, jusqu’à s’arrêter en fin de semaine dernière.

Samedi une première assemblée des occupants a eu lieu pour partager les informations et faire le point sur la situation. Une autre a eu lieu hier dimanche dans l’après-midi. Elle a été suivie par l’élection de délégués par communauté. Aujourd’hui, un texte circule de groupe en groupe pour être approuvé par tous avant d’être adressé aux autorités. Comme le mois dernier, les exilés choisissent un mode d’organisation démocratique et tentent d’ouvrir le dialogue avec les autorités pour trouver des solutions à leur situation. Espérons que pour une fois, contrairement à ce qui s’est passé il y a un mois, les autorités ne répondront pas par la violence et l’expulsion.

Mais la violence vient parfois aussi d’ailleurs. Un petit groupe arrivé il y a quelques jours faire du business et qui n’a pas été correct en affaire a provoqué une violente bagarre samedi soir, faisant plusieurs blessés. Le dialogue entre les communautés aurait pu être remis en cause, ce genre d’affrontement ravivant souvent des clivages en fonction de l’origine et de la couleur de peau, mais plusieurs personnes ont fait office de médiateur pour renouer les fils dès le soir même.

Dimanche a été aussi le premier jour de ramadan. Tous ne sont pas musulmans et tous ne jeûnent pas, mais c’est un moment important de la vie collective, qui crée souvent un climat d’apaisement.

 

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