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Les trois squats ouverts par le collectif « Salut ô Toit » et le lieu de distribution des repas occupés depuis un mois par des exilés ont été évacués ce matin. Les militants et journalistes ont été éloignés de manière à ce qu’ils ne puissent pas voir ce qui se passait à l’intérieur du lieu de distribution.

Les personnes sont arrêtées et emmenées dans des bus.

Des places auraient été libérées ces derniers jours dans différents centres de rétention. La perspective semble donc que les expulsions de squats et du campement soient suivies d’expulsions du territoire. Les autorités se serviront sûrement du « dispositif exceptionnel » mis en place à Calais la semaine dernière comme argument pour dire que les personnes qui n’ont pas demandé l’asile à cette occasion peuvent être renvoyées sans inconvénient dans leur pays.

Une violence de plus, qui rappelle la séquence Besson en 2009 et les tentatives de renvoyer les Afghans dans leur pays. Et la répétition de ce qui se fait depuis douze ans.

 

Pentax Digital CameraÀ distance et derrière les grilles, les bus qui doivent emmener les exilés arrêtés au lieu de distribution des repas.

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