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Une procédure est donc lancée devant le tribunal d’instance concernant l’occupation de l’ancienne usine Galloo. Les juges devront trouver un point d’équilibre délicat entre droit au logement et droit de propriété. De leur décision dépendra la durée de vie de l’occupation Galou.

Mais les avancées pérennes ne se situent pas dans ce registre-là.

Elles ne sont pas non plus dans le registre technique. On sait construire en Jordanie (6,3 millions d’habitants) des camps de réfugiés capables d’accueillir plus d’un million de réfugiés syriens. Le Liban (4,4 millions d’habitants) en accueille également plus d’un million, et a choisit d’éviter la création de camps pour privilégier un accueil plus diffus. La question de l’accueil d’un millier de réfugiés sur la territoire calaisien est donc dérisoire  d’un point de vue technique.

La solution est bien politique, et c’est là que sont les blocages à la mise en place de solutions d’accueil dignes. Non seulement elles bloquent les solutions, mais elles sont la cause du problème et elles l’aggravent par leurs interventions. Ce sont les autorités qui précarisent les personnes, qui détruisent les abris, qui entravent l’action des associations.

Autoriser ou non des personnes à pénétrer au Royaume-uni dépend des autorités britanniques. Mis ce sont bien les autorités qui font tout, harcèlement policier en tête, pour pousser les exilés à quitter la France – à Calais ça veut dire prendre tous les risques pour essayer de passer en Angleterre, être aussi plus dépendants des passeurs.

Le chaos actuel est moins dû à l’augmentation du nombre des exilés qu’à leur précarité, au redoublement des violences policières, aux destructions de campements, aux entraves à l’activité des associations.

L’occupation Galou se veut un bout de réponse, nécessairement éphémère, en attendant une expulsion proche ou lointaine.

Et c’est surtout un moyen d’interpellation.

 

 

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