Étiquettes

, ,

La grande majorité des exilés présents à Calais ont traversé la Méditerranée entre la Libye et l’Italie. Un rapport de Borderline Europe fait le point sur la situation à cette étape de leur parcours.

Le 3 octobre 2013, un naufrage près de Lampedusa, un malheureusement parmi tant d’autres, émeut l’opinion publique internationale. La larme à l’oeil et la main sur le coeur, les dirigeants européens promettent d’intensifier la surveillance en mer pour sauver les réfugiés.

En coulisse, l’Italie venait d’être condamnée par la Cour Européenne des Droits de l’Homme pour le refoulement en mer d’exilés vers la Libye. Les bateaux italiens interceptaient les bateaux d’exilés et les ramenaient dans les eaux territoriales libyennes. Cette pratique d’expulsions groupées, sans identification des personnes en besoin de protection et sans possibilité de demander l’asile, vers un pays où les personnes concernées risquaient d’être victimes de traitements inhumains et dégradants était une violation du droit international.

La surveillance des côtes italiennes a été rebaptisée sauvetage en mer, et les unités navales italiennes impliquées, à effectif inchangé, ont été regroupée dans le cadre d’une opération baptisée « Mare Nostrum ». Concrètement, les bateaux d’exilés interceptés par les navires italiens sont ramenés vers l’Italie.

Mais le rapport de Borderline Europe montre aussi qu’un grand nombre de bateaux en détresse sont sauvés sont sauvés par des bateaux de pêche ou des cargos, tandis que d’autres chanceux réussissent à atteindre les côtes italiennes sans rencontrer « Mare Nostrum ».

Plus grave, entre mai et fin juillet 2014, environ mille quatre cents exilés sont morts ou ont disparu en mer entre la Libye et l’Italie.

Le rapport de Borderline Europe (en anglais) peut être téléchargé ici.