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Le collectif d’extrême-droite Sauvons Calais organise une manifestation dimanche 7 septembre, et annonce la participation de plusieurs personnalités de l’extrême-droite radicale. Les violences à l’encontre de personnes impliquées dans le soutien aux exilés se sont multipliées cet été.

Une réponse solidaire est proposée :

Un tournoi de foot contre le racisme et en soutien aux exilés

Dimanche 7 septembre de 14h à 18h

Terrain de la Citadelle à Calais

 

Tournoi foot

 

Un communiqué commun revient sur les violences de cet été :

 » NOUVELLE AGRESSION FASCISTE A CALAIS !
A Calais, dans la soirée du lundi 28.07.2014, une militante associative a été victime d’une tentative d’enlèvement et accablée d’insultes : « Salope, pute à migrants, on va s’expliquer… »,

La présence de passants au moment de l’agression a permis à cette bénévole de s’enfuir. Mais que ce serait-il passé si son agresseur avait réussi à la forcer à entrer dans la voiture de son complice ?

Cette bénévole a été violentée parce qu’elle a exprimé et affiché publiquement sa solidarité envers les personnes migrantes présentes à Calais et qu’elle s’est battue pour leurs droits et leur dignité.

A Calais, ce cas n’est pas isolé. Le 06.06.2014, sur le boulevard Gambetta, une jeune bénévole est injuriée (« Cul à migrants ») et violemment bousculée par deux femmes. Là encore, seule l’interposition d’un passant lui permettra de s’en sortir. Le 29.06.2014, un militant associatif circulant en voiture rue de Marrakech se retrouve poursuivi par deux hommes armés de tonfas, de matraques télescopiques et de bombes lacrymogènes.

A Calais, ce n’est plus uniquement la parole xénophobe et raciste qui s’est banalisée dans la rue ou sur les réseaux sociaux. Le règlement de compte et l’agression dans l’espace publique tendent désormais à se multiplier.

Cette augmentation d’actes de violences n’est pas le fruit d’une génération spontanée. Elle est le résultat d’un climat, tant au niveau local que national, entretenu par certains responsables politiques. Comment ne pas faire le lien entre l’appel à délation lancé par la sénatrice et maire Natacha Bouchart relatif aux squats ouverts par les militants No Border et les exilés et l’irruption, quelques jours plus tard, d’un groupuscule d’extrême droite (« Sauvons Calais »), dont le leader, Kévin Rèche, s’affiche avec Marine Le Pen et porte fièrement une croix gammée sur le torse ? Comment se fait-il que certains membres ou sympathisants de ce groupe « Sauvons Calais », pour protester contre l’occupation d’un bâtiment vide à Coulogne, aient pu à plusieurs reprises lancer une
pluie de projectiles (pierres, cocktails Molotov) sous les yeux de forces de police impassibles ?

Une chose est sûre, dans le combat contre le racisme et le fascisme, les autorités municipales et préfectorales ont mesuré les conséquences de leurs choix qui ne pouvaient que susciter et démultiplier la haine.

Désormais, à Calais comme ailleurs en France, l’extrême droite radicale ne se cache plus. Elle s’exprime et agit dans l’impunité, au mépris de tous les principes démocratiques : garanties liées à un Etat de droit, liberté d’expression, lutte contre la diffamation raciste, etc…

Ce qui se passe actuellement à Calais est dramatique et profondément inquiétant. Ne pas réagir serait la pire des solutions.

No pasaran !

 

Liste des signataires :
Aide Migrants Solidarité (AMiS) Téteghem / Calais, ouverture et humanité / Emmaüs Dunkerque / Europe Ecologie Les Verts (EE-LV), groupe local de Calais / Flandre Terre Solidaire / Fédération Syndicale Unitaire (FSU) 59-62 / Intégration « Les 3I » / Ligue des Droits de l’Homme (LDH) Calais / Parti Communiste Français, section de Calais / SALAM Nord-Pas-de-Calais / SUD Éducation Calais / Terre d’Errance (Flandre littoral) / Terre d’Errance (Norrent-Fontes) / Le Réveil Voyageur «