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Si le préfet semble vouloir temporiser pour les expulsions visibles de campements et de squats, les expulsions plus discrètes n’en ont pas moins continué tout l’été. Commencé après les expulsions du 28 mai, le mouvement de dispersion des exilés s’est généralisé suite à celles du 2 juillet (voir ici, ici et ).

Des groupes plus ou moins importants ont ainsi tenté de s’abriter où ils pouvaient ville. Dans les parcs, la politique a été de les déloger tôt le matin, quitte à ce qu’ils se réinstallent le soir, pour les rendre moins visibles.

C’est souvent en s’apercevant que les gens n’étaient plus là, et que de nouvelles grilles avaient été installées, qu’on s’est rendu compte de l’expulsion, confirmée ensuite en questionnant les uns et les autres.

Ainsi les ponts autour du bassin de la Batellerie, sous lesquels des exilés s’étaient regroupés pour s’abriter de la pluie, et des quels ils ont successivement été délogés.

Un petit squat au fond du terrain vague laissé par la destruction de l’ancienne usine Darquer a lui aussi été évacué et les clôtures renforcées.

Sans spectacle, la pression se maintient donc pour repousser les exilés vers la périphérie et vers plus de précarité.

 

Pentax Digital Camera

Quai de la Gironde, au bord du bassin de la Batellerie, où se trouvait l’un des campements détruits le 28 mai. Ce campement s’était formé suite à l’évacuation du squat de la Rue neuve le 21 octobre 2013. Dans le fond, le pont Molliens sous lequel les exilés s’étaient installés suite aux fortes pluies de cet été.

Pentax Digital CameraLes vestiges de l’ancienne usine de dentelle Darquer. Le chantier de démolition avait été interrompu en 2009 faute d’argent. En octobre 2009, des exilés se sont installés dans ce qui restait alors des bâtiments, suite aux expulsions de campement commencés par la « jungle » des Afghans le 22 septembre. Les habitants ont été évacués le 10 mai 2012, et le reste des bâtiments détruits, à l’exception de la façade. C’est à l’automne dernier qu’un petit groupe s’est installé dans un abri qui subsistait au bout du terrain vague.