Étiquettes

, , ,

Il y a sept ans, un projet d’accueil de jour était en discussion entre l’ancienne municipalité communiste et les associations. Un emplacement avait été trouvé, des plans avaient été dressés. Il s’agissait à l’époque d’un bâtiment qui aurait été mis à la disposition des associations, dont il aurait regroupé les principales activités en direction des exilés. Il était prévu de le construire à l’entrée de la zone industrielle des Dunes https://goo.gl/maps/hbd5Z , où étaient à l’époque, comme aujourd’hui, une grande partie des exilés.

Le changement de majorité municipale en 2008 et l’élection de Natacha Bouchart comme maire de Calais  entrainé l’abandon du projet.

Le Secours catholique a décidé alors de créer un accueil de jour dans ses locaux du Virval https://goo.gl/maps/10Od7 , et a déposé une demande de permis de construire pour les aménager. La mairie a refusé le permis de construire, sans base légale. Le Secours catholique a déposé un recours devant le tribunal administratif et l’a gagné. La mairie a fait appel. La procédure risquait de durer encore deux ans, et le Secours catholique a préféré négocier un compromis. L’accueil de jour a pu s’ouvrir dans des préfabriqués mis à disposition par la mairie, mais de l’autre côté de la rocade de contournement de Calais, à une heure de marche du centre-ville https://goo.gl/maps/mstwK . Le ministre de l’immigration de l’époque, Éric Besson, a profité de l’occasion pour l’inclure dans les mesures humanitaires qu’il a annoncé en 2009 à côté des mesures répressives (destruction des campements et des squats, rafles, expulsions vers l’Afghanistan).

Ce local géré par le Secours catholique a été réquisitionné par le préfet début juillet cette année pour y transférés les femmes et les enfants exilés qui étaient hébergés boulevard Victor Hugo dans une maison qui était au départ un squat ouvert par No Border. Le Secours catholique n’a eu que quelques jours pour déménager dans ses anciens locaux du Virval, où il poursuit depuis son activité d’accueil de jour.

Ce qui est présenté par le ministre comme son annonce de rentrée concernant Calais, et par la maire comme sa victoire personnelle, est en fait un projet qui a failli se concrétiser il y a sept ans, et qui a été partiellement mis en oeuvre depuis par une association, qui a dû faire face aux obstacles que lui ont dressés ces mêmes autorités.

Sept ans plus tard, les autorités vont peut-être mettre en place un accueil de jour des exilés, qui n’est qu’un palliatif à une situation qu’elles ont elles-mêmes créée et qu’elles entretiennent.

 

Accueil de jour 2007

Accueil de jour 2007 planLe projet d’accueil de jour de 2007.