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La gare de Calais – ville une dizaine de minutes avant le départ du train pour Lille. Une équipe de la police ferroviaire monte dans le train, se met à contrôler systématiquement les billets et fait descendre les personnes qui n’en ont pas. Le contrôle ne se fait pas au faciès, ais l’effet est que tous les exilés sont débarqués du train.

Normalement, quelqu’un qui n’a pas de billet peut l’acheter dans le train auprès du contrôleur, c’est simplement plus cher. À Calais la situation n’est pas normale, et même si ce contrôle ne s’est pas fait au faciès – ils le sont parfois – c’est bien une population particulière, les exilés, qui est visée. Dont il s’agit d’entraver la mobilité, à laquelle il s’agit de rappeler qu’elle n’a pas sa place ici.

Normalement, le rôle de la SNCF est de transporter des voyageurs et des biens. Ici elle devient un relais de la politique migratoire impulsée par le ministère de l’intérieur. La politique migratoire est un moyen par lequel le ministère de l’intérieur peut s’immiscer dans un peu tous les domaines de l’activité sociale.

Et ça, ce n’est pas bon pour la démocratie.