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Sous le titre « Les migrants et le Calaisis : quelle sortie de crise », France Terre d’Asile vient de publier un diagnostic sévère de la situation des exilés, suivi de onze propositions.

Le constat de l’échec des politiques menées depuis douze ans est sans appel, et les conséquences humanitaires et en terme de violation des droits est assez complet, y compris un éclairage sur le sujet plus rarement abordé du placement et rétention.

Les propositions concernant les mineurs restent toutefois insuffisamment précises au regard de l’importance et de la gravité du problème (page 14 « Parallèlement à ce lieu d’accueil de jour, une mise à l’abri et une orientation adaptée doivent être proposées immédiatement aux personnes les plus vulnérables, en particulier les mineurs isolés
étrangers, les victimes de la traite des être humains et les femmes, qui sont les plus exposés à l’exploitation et aux atteintes à l’intégrité physique. Le dispositif de mise à l’abri d’urgence, d’accueil de jour et de stabilisation des mineurs isolés étrangers
ouvert par France terre d’asile avec le soutien du Conseil général du Pas-de-Calais doit être consolidé et renforcé. »)

Concernant le nombre, sur 600 personnes arrêtées lors de la rafle du 2 juillet 2014, 120 étaient mineures. La même proportion appliquée au nombre d’exilés présents actuellement dans le Calaisis (2 000 à 2 500, peut-être plus) donnerait 400 à 500 mineurs à la rue. Une proportion deux fois moindre, 200 à 250. Cela va au-delà de la consolidation et du renforcement du dispositif existant.

Le 23 juillet dernier, Ahmed Abdallah, 16 ans, est mort sous un bus lors d’une tentative de passage. Le 21 octobre, c’est Sara, 16 ans elle aussi, qui est morte fauchée sur l’autoroute. La notion d’enfance en danger n’est pas une abstraction.

Et pour ça, le président du conseil général, responsable de la protection de l’enfance, est aux abonnés absent.

Vous pouvez télécharger « Les migrants et le Calaisis : quelle sortie de crise » ici.

 

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