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Hier en fin d’après-midi à l’Occupation Galou, le squat de l’impasse des Salines. Tout est calme, lorsqu’un groupe de CRS fait irruption dans la cour en mode cow-boys. Et là ils nous voient, un petit groupe mélangé, associatifs, journalistes et étudiants, à l’autre bout de la cour. Et là les CRS se figent, en mode « ah merde ».

Nous leur rappelons qu’ils sont dans une propriété privée, ils répondent qu’ils sont venus accompagner une ambulance, nous les raccompagnons sans problème vers la sortie. Dans l’impasse, deux fourgons de CRS, pas d’ambulance. Nous nous renseignons quand même dans le squat s’il y a un blessé. Rien, personne n’a appelé.

Bien sûr, s’il n’y avait pas eu de Français présents, les choses se seraient passées de manière très différentes.

Mercredi dernier en fin de matinée, c’étaient trois voitures de la police nationale qui étaient dans l’impasse, cette fois avec une ambulance, et cette fois ils ne sont pas rentrés. Ils ont dit qu’ils avaient été appelés pour un blessé, mais là encore personne n’est au courant. Outre que ce genre d’aller et venue alimente les inquiétudes dans le voisinage sur la dangerosité du lieu, de plus en plus d’exilés refusent la prise en charge par les pompiers qu’ils associent à la police.

La pression monte autour de l’Occupation Galou.