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Il a fallu faire le tour des campements pour savoir qui avait pu être placé en rétention, et comprendre ce qui s’était passé cette nuit-là. Merci aux militants qui l’ont fait.

Il y a eu de nombreuses arrestations d’exilés africains, à la fois du côté du Fort Nieulay et de la zone industrielle des Dunes, mais aussi probablement en ville. Des personnes n’habitant pas dans les mêmes campements ou squats (Leaderprice, Tioxide, Galou…), ce qui explique qu’on a eu besoin de temps pour avoir des nouvelles de tout le monde, et qui ont toutes été emmenées au commissariat de la police aux frontières à Coquelles.

Au final, il semble qu’il n’y a bien eu que trois personnes placées en rétention, celles qui ont été emmenées jusqu’au centre de rétention de Metz où elles sont toujours actuellement. Ce qui n’ôte rien à la gravité de la situation, puisqu’il s’agit d’une nouvelle tentative d’expulsion vers le Soudan.

Pourquoi cette rafle tous azimuts dans la nuit de mercredi à jeudi, on n’en sait rien. Pas plus qu’on ne sait pourquoi trois personnes placées en rétention et pourquoi ces trois-là.

Sur le terrain, les arrestations ont fait place à la violence physique. Hier vendredi il y avait un bouchon à l’accès autoroutier au périmètre du tunnel, des exilés ont tenté de monter dans les camions. Une important effectif policier les a attaqués de plusieurs côté, avec gaz lacrymogènes et matraques, faisant plusieurs blessés. Les interventions de la police lors des tentatives de passage sont de plus en plus violentes.

 

Pentax Digital Camera13 novembre 2014, embouteillage sur l’accès au Tunnel