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Lundi après-midi, au campement qui s’est installé sur les terrains de l’usine Tioxide suite aux expulsions de mai et juillet derniers. Un groupe achève de réparer la mosquée, endommagée par la tempête de ce week-end. Le travail achevé un repas est partagé avec les gens du voisinage.

L’église et l’école ont elles aussi dû être réparées. Toutes trois sont faites d’une charpente rudimentaire de bois et d’une couverture de bâches, et d’une décoration intérieure très soignée. Ce sont de bâtiments emblématiques pour les habitants qui y voient une marque de leur humanité.

La messe est maintenant dite chaque dimanche à l’église, et un chœur s’est formé et répète régulièrement. Une vie s’organise aussi autour de la mosquée. Les cours commenceront à l’école la semaine prochaine.

La construction d’une infirmerie est aussi prévue. Des soignantes bénévoles passent en effet quotidiennement, elles disposeront ainsi d’un lieu approprié pour faire les soins – l’État ne se souciant pas de la santé des habitants.

La « rue principale », qui longe le hangar, a beaucoup souffert de la tempête. Une partie des constructions a disparu, les abris où cuisinent les personnes qui habitent à l’intérieur du hangar sont endommagées, et le restaurant est fermé. Faire les courses à l’extérieur et cuisiner pour les habitants qui ont un peu d’argent est un moyen pour des femmes d’en gagner un peu, d’où ce restaurant. Il y avait aussi deux épiceries et un salon de thé à la « jungle » de Pachtounes qui a été détruite le 22 septembre 2009, à quelques centaines de mètres d’ici.

Les cuisines couvertes se sont multipliées dans le campement. Il est en effet tout aussi impossible de cuisiner à l’intérieur des tentes ou cabanes qu’en plein air, des abris ont donc été construits au-dessus des feux.

À l’angle du hangar, l’échoppe du coiffeur ne désemplit toujours pas.