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L’OFII (Office Français de l’Immigration et de l’Intégration) faire à la fois de l’information sur l’asile et sur l’aide au retour dit « volontaire ». Le retour des personnes qui « souhaitent » rentrer dans leur pays d’origine est pris en charge financièrement, et elles sont accompagnées dans leurs démarches administratives pour ce faire.

À Calais, les agents de l’OFII viennent faire de l’information dans les squats et campements, accompagnés par la police, qui reste à l’extérieur des lieux.

Compte-tenu de la mauvaise qualité de l’accompagnement des demandeurs d’asile par la plate-forme mise en place par l’État, beaucoup comprennent mal les enjeux et se préparent mal tant pour la rédaction de leur récit de vie que pour l’entretien avec l’OFPRA.

Après avoir essayé un refus et après des mois ou des années de galère en France, on voit ainsi des Afghans, Soudanais, Somaliens, demander à retourner « volontairement » dans leur pays d’origine. Certains s’en tireront sans doute, d’autres disent qu’ils préfèrent mourir dans leur pays, plutôt que continuer dans les conditions qu’ils ont rencontrées ici.

« Ici, on ne m’a pas donné de papiers, on ne m’a pas donné de travail. Je suis fatigué de cette vie. Je rentre en Afghanistan. Les Français sont gentils, ils nous aident. Le problème, c’est les politiques. »

On ne saurait si bien dire.