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Suite à notre billet sur la nouvelle saisine du Défenseur des Droits concernant le harcèlement policier des exilés à Calais, une bénévole associative nous a envoyé ce message, que nous publions avec son autorisation, parce que des dizaines de bénévoles pourraient en écrire un semblable sur ce qu’ils et elles voient quotidiennement à Calais :

« Samedi 17 janvier 15h53 arrivée du train de Lille. Je suis dans la salle quand je vois déboucher au moins 8 policiers qui se précipitent sur le quai. Je leur emboîte le pas et je les vois se saisir assez violemment d’un jeune homme d’origine africaine menotté qui pleurait et gémissait.

Quand je demande à un policier s’il n’a pas honte, on me prie de me mêler de mes affaires. Je remonte, le jeune homme est engouffré dans une des quatre voitures de police stationnées. Quand je veux commencer à photographier et filmer je me fais de nouveau prendre à partie par deux policiers :

: « A votre place, je ne ferais pas ça madame ».

Quand je leur en demande la raison.

: « Vous pourriez avoir des ennuis »

Je leur rétorque qu’il y a six jours tout le monde même eux défilaient « Tous pour Charlie » alors ils sont partis.

Rien qu’une scène ordinaire à Calais.

Comme celle de la jeune femme, crâne et visages couverts de sang vue avec des journalistes de Fr5 alors qu’elle s’était fait frapper par 5 policiers. Seuls témoins les migrants avec lesquels elle avait essayé de grimper dans un camion.

Comme celle avec les yeux extrêmement gonflés et qui venait de se faire gazer.

Ces deux cas vus dans la jungle Tioxide.

Voilà, je ne sais pas si cela peut être utile. »

Réponse : oui, c’est utile de témoigner, pour que chacun comprenne.

 

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