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Fin 2014, deux journalistes britanniques sont contrôlés par des CRS alors qu’ils tournent des images dans la zone industrielle des Dunes. Le contrôle est complété par des coups et la dégradation de leur matériel.

http://www.nordlittoral.fr/faits-divers/un-journaliste-de-tele-anglaise-denonce-les-violences-ia0b0n182712

S’ils avaient été molestés par des citoyens ordinaires, l’enquête relèverait de la justice, en l’occurrence du parquet. Ici comme dans l’affaire de l’exilé dont la jambe avait été écrasée par un fourgon de CRS contre la rambarde de l’autoroute, on apprend qu’il n’y a qu’une simple enquête interne à la police.

Encore une fois, on a le sentiment que les policiers ne sont pas des justiciables comme les autres, et se pose la question de l’impunité dont ils jouissent.

En l’occurrence se pose aussi la question du message adressé aux journalistes : n’allez pas trop sur le terrain vous rendre compte de la situation, restez dans les circuits organisés par les autorités, sinon c’est à vos risques et périls.

Notons que lorsque Bernard Cazeneuve répond à Human Rights Watch qu’il n’y a aucun dépôt de plainte attestant des violences policières à Calais, ces journalistes ont déjà porté plainte : le ministre couvre et assume l’agression de journalistes par des policiers.