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Des cours de français ont repris à l’occupation Galou, impasse des Salines, accompagnés par le soleil qui dessinait de grands pinceaux de lumière à partir du toit du hangar.

Puis la pluie est venue. La fumée des feux fait un brouillard dans la lumière grise. Le visage des élèves est indistinct dans le contre-jour, brouillé encore par le petit nuage de vapeur que dégage leur respiration. Les ruissellement d’eau du toit se mêlent aux bruit du hangar. La fatigue se devine sur les visages.

Ils sont pourtant si concentrés.

Aucun cour de français n’est proposé par les autorités pendant toute la durée de la procédure, les personnes n’ayant « vocation » à rester sur le territoire qu’en cas de réponse positive à leur demande d’asile. Les propositions d’hébergement arrivent maintenant plus tôt, mais pas tout de suite.

Ces cours de français au détour d’une « jungle » ou au coin d’un squat sont alors l’élément le plus tangible qui matérialise le choix qu’ils ont fait de tenter de rester en France.

 

Pentax Digital CameraDans un coin de l’occupation Galou.