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Le Centre Primo Levi publie sur son site un bref bilan de son activité en 2014 en soutien à des personnes victimes de la torture, demandeur-se-s d’asile et réfugié-e-s pour la plupart.

Quelques chiffres, quelques phrases à propos des personnes accueillies et soignées :

« Ils ont été victimes d’emprisonnement arbitraire, de menaces de mort… Ils ont subi des pressions psychologiques, des violences physiques graves… Ils ont été témoins du viol ou du massacre de leurs proches…

Ils ont dû fuir leur pays, laissant derrière eux leur vie, leur travail, leur communauté, leurs proches, parfois même un enfant laissé à la hâte à quelqu’un… Ils ont parcouru des dizaines de milliers de kilomètres à la merci impitoyable des passeurs, jusqu’à arriver en France où, quelques mois ou quelques années plus tard, on leur a indiqué l’adresse du Centre Primo Levi… »

http://www.primolevi.org/2014-en-bref

Le Centre Primo Levi est à Paris, il existe quatre ou cinq autres centres spécialisés ailleurs en France. Et sinon rien, à Calais comme presque partout ailleurs.

On pense à cet homme arrivé il y a quatre ans, qui marchait toute la journée d’un pas rapide, mangeait et dormait à l’écart des autres, ne parlait pas, n’a pas changé de vêtement pendant un an. Quatre ans plus tard, il se change et se lave, répond au bonjour, mais sans s’arrêter, et marche toujours à longueur de temps.

On pense à tous ceux et toutes celles qui donnent l’impression d’une brisure qu’ils ou elles cachent plus ou moins. Qui explosent parfois de violence. Qui décompensent à un moment et semblent se retirer du monde.

On pense à ceux qui noient leur problème dans l’alcool.

À Calais avec la rue pour tout accueil, et quelques bénévoles qui font ce qu’ils ou elles peuvent.