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Il y a deux nuits, six fourgons de CRS entourent le squat des Égyptiens, où habitent une cinquantaine de personnes, dont une quinzaine de mineurs.

La même nuit, trois fourgons de CRS dans l’impasse des Salines, qui conduit au squat Galou. Des exilés doivent rester une heure et demie alignés contre le mur, sous prétexte de « contrôle d’identité ».

Les contrôles au faciès se multiplient dans les trains en gare, conduisant ou non à des arrestations. S’accompagnant ou non de fouilles, ou de situation surprenantes, comme obliger une personne à enlever ses chaussures et ses chaussettes dans le hall de la gare. Les policiers sont agressifs avec les personnes qui leur demandent pourquoi ils contrôlent certaines catégories de personnes et pas d’autres, ou qui prennent des photos.

Quand à la situation aux approches du port, déjà particulièrement violente, elle empire de manière alarmante, comme le montre ce témoignage d’une bénévole, datant d’hier :

« La police à nouveau enragée ? Visite ce matin au Bois Dubrulle vers 11h… des réfugiés sont de retour de l’autoroute où il y a un ralentissement donc beaucoup de tentatives des réfugiés pour monter dans les camions. La police frappe à tour de bras même sur les adolescents de 12, 13 ans… plaies et bosses, peut-être un bras cassé… Médecins du Monde que j’ai tout de suite appelé devait venir prendre en charge les blessés. Un jeune de 13 ans a été frappé par des policiers alors qu’il était maintenu en suspension par d’autres par les bras et par les pieds… allons nous encore supporter ça longtemps ? Il semblerait que les forces de police aient été relevées récemment et que la baston dure depuis 2 jours… ASSEZ ! »

 

Police gare Calais exilé déchausséDans le hall de la gare de Calais. Après l’avoir fouillé, les policiers obligent un exilé à retirer ses chaussures et chaussettes.