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Un appel des Passeurs et Passeuses d’hospitalités, à faire circuler et discuter, à vos amis et avec vos voisins, pour refuser la ségrégation :

 

« Nous, Calaisien-ne-s qui refusons d’être séparé-e-s

Depuis des années, certains passagers et certaines passagères qui vont au Royaume-uni sont bloqué-e-s à la frontière, et se retrouvent dans les rues de Calais.

Au fil des années, ils et elles font partie de notre vie et de notre ville. Certain-e-s ne font que passer à Calais, tandis que d’autres ont choisi de s’y installer.

Calaisien-ne-s de passage ou Calaisien-ne-s de longue date, nous nous croisons dans la ville, nous évitons parfois, nous rencontrons d’autres fois. Nos regards se sont croisés ou évités, nous avons échangé quelques mots ou de longs moments, nous avons pris place dans la mémoire des un-e-s des autres.

Aujourd’hui, les autorités veulent concentrer ceux et celles d’entre nous qu’elles appellent « migrant-e-s » ou « clandestin-e-s » dans un espace à l’écart de la ville, au-delà de la rocade autoroutière, dans un bidonville d’État jouxtant une plate-forme de services humanitaires minimaux.

Nous refusons cette logique de ségrégation. Calaisien-ne-s de passage, « migrant-e-s », « réfugié-e-s », « exilé-e-s » et Calaisien-ne-s de longue date doivent pouvoir vivre ensemble et partager la ville.

Nous sommes avec et soutenons les Calaisien-ne-s de passage qui veulent rester dans la ville et refusent d’être expulsé-e-s vers le bidonville d’État. Nous soutiendrons ceux et celles qui voudront revenir parmi nous dans la ville. »

 

Vous pouvez télécharger ce texte ici.