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Ce matin vers 10h trois officiels de la mairie de Calais et des employés municipaux sont venus au squat des Égyptiens, avenue Blériot. La plupart de ses habitants sont partis suite aux menaces de la police, mais six personnes y sont encore présentes.

Les services municipaux ont détruit la palissade de la courette située devant la maison, pénétré dans le bâtiment et saccagé l’entrée. Il s’agit d’une propriété privée, et du domicile des personnes qui y habitent.

Celles-ci ont compris le message : on leur dit de dégager.

Un peu plus tôt, les bulldozers déblayaient les tentes et cabanes inoccupées du campement du Fort Nieulay, derrière Leader price, sous la surveillance de policiers municipaux. Là aussi, la plupart des habitants sont partis sous la pression de la police, ils sont moins d’une trentaine à rester sur place. Le passage des bulldozers s’est fait en leur présence, accompagné de menaces d’expulsions dès le lendemain.

Dans aucun des deux cas il ne s’agit d’une expulsion, les services municipaux n’étant pas habilités à faire ce genre de chose. Il s’agit, le même jour qu’une manifestation anti-migrants et anti-squats organisée par l’extrême-droite et sensée représenter le ras-le-bol des Calaisiens, de faire monter le niveau de violence pour faire déguerpir les derniers habitants des squats et bidonvilles, pour continuer le mouvement d’auto-expulsion de ces deux dernières semaines (voir ici et ).

 

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Pentax Digital CameraL’extérieur du squat des Égyptiens, saccagé par les services municipaux.

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Pentax Digital CameraLe campement derrière Leaderprice après le passage des bulldozers, qui n’ont laissé que quelques tentes et cabanes.