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Une manifestation anti-migrants à 15h, précédée d’une manifestation de solidarité avec les exilés à 14h (mercredi). Une huitaine d’anti-migrants (pour une manifestation annoncée à l’avance) pour une cinquantaine de personnes solidaires (pour un rassemblement spontané), ça montre que la situation n’est pas désespérée. Il fait soleil, des discussions improbables s’engagent entre des personnes des deux camps. Un anti-migrants qui cherche la bagarre est embarqué en dégrisement.

Un rassemblement contre les expulsions, là encore improvisé, une quinzaine de personnes avec deux banderoles sur le trottoir face à la mairie (jeudi). Cette fois pas de médias, la police intervient brutalement, arrache les banderoles, interpelle violemment une manifestation, gaze un père de famille à bout portant et arrête un militant pour le placer en dégrisement (il n’a bu que du thé ce jour-là) – vengeance pour l’arrestation du manifestant d’extrême-droite de la veille ou moyen d’éviter une garde-à-vue qui est une procédure mieux contrôlée, alors qu’il n’y a pas de délit ? Un militant a filmé toute la scène au vu des policiers, qui en profitent sans doute pour adresser au Défenseur des Droits le message qu’ils sont sûrs de leur impunité.

Des bulldozers qui continuent leur ballet autour du campement du Fort Nieulay, derrière Leaderprice, alors que les habitants sont là.

Des expulsions des derniers campements qui peuvent venir d’un jour à l’autre, mais qui tardent de plus en plus, alors Sauvons Calais essaye de mobiliser contre les migrants, la mairie joue de l’intimidation en commençant à détruire en présence des habitants.

Un mélange de violence et d’évitement, comme absence de politique constructive.

 

Pentax Digital CameraUne nouvelle banderole à l’occupation Galou.