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Premier mai. Les poids-lourds passent au compte-goutte sur la rocade. Le temps s’étire. Les regards se perdent dans le vague. La fatigue tire les traits et affaisse les épaules. On range les cabanes, on nettoie, on prépare le thé, tout avec lenteur, comme pour aider le temps à passer ce long week-end sans but. Un musicien sifflote des airs classiques et de jazz venus de sa vie passée. Un homme parle les yeux brillants des livres que lui a donnés une militante et qu’il a dévorés en trois jours à peine.