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Depuis hier soir mardi 9 juin 2015, un jeune afghan de 11 ans vit seul dans le bidonville d’état de Calais. Son frère de 26 ans avec qui il voyageait a été placé au centre de rétention de Coquelles. Très inquiet pour son petit frère, plus que par son OQTF (obligation de quitter le territoire, avec menace d’expulsion vers l’Afghanistan), il alerte les militants et bénévoles de Calais pour qu’ils retrouvent et protègent son petit frère.

 

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Il sait que sur l’immonde zone de campement autorisé, la loi du plus fort, l’instinct de survie, les tensions attisées par des décisions d’état iniques prennent souvent le pas sur la solidarité interculturelle que les associations aimeraient voir.

Et que des agressions fascistes, véritables ratonnades ayant lieu sur les chemins menant au bidonville ont lieu de plus en plus souvent. On signale des récidives d’une voiture noire, avec 3 gros bras, s’en prenant au hasard à des exilés isolés. Dérapages faisant mine d’écraser la personne, coups de portières et aux dernières nouvelles, coups de barres de fer menant une personne à l’hopital… On est loin des agressions ridicules à coups de pistolets à billes de l’hiver dernier.

Cette histoire d’enfant se retrouvant soudainement seul par l’arbitraire des arrestations au faciès n’est pas la première du genre, et des jeunes, très jeunes mineurs se retrouvant à devoir poursuivre seuls leur chemin vers une autre vie, on peut en croiser plusieurs à Calais et ailleurs. France Terre d’asile a mis en place des maraudes pour repérer ces jeunes et leur proposer un temps de repos et d’orientation dans leur « maison du jeune réfugié » à Saint Omer depuis 2012.  Mais les places et le personnel manque.

A l’âge où nos enfants terminent leur CM2 et s’apprêtent à entrer au collège, d’autres se retrouvent seuls, sans droits, sans rien, livrés aux pires dangers.

A propos des centres de rétention, du rôle des associations qui y interviennent officiellement, et du retrait de la Cimade face à la dégradation continue des conditions d’interventions: ici

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