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La prise d’OQTF (Obligation de Quitter le Territoire Français) avec pour pays d’expulsion le Soudan était devenue une spécialité du précédent préfet du Pas-de-Calais, après notamment la rafle du 2 juillet 2014. Quitte à faire libérer les personnes de rétention avant l’intervention du Juge des libertés, pour éviter qu’il sanctionne des décisions illégales.

La double condamnation de la France par la Cour Européenne des Droits de l’Homme pour des décisions d’expulsion vers le Soudan avait mis un frein à cette pratique. Frein provisoire, puisqu’elle a repris.

L’expulsion des habitants du bidonville de La Chapelle à Paris, du bidonville du Fort Nieulay et de l’occupation Galou à Calais, s’est accompagnée d’une multiplication des OQTF vers l’Afghanistan, l’Érythrée, le Soudan, avec arrestation et placement en rétention.

On s’en doutait, c’est maintenant avéré : il ne s’agit pas d’une simple fantaisie préfectorale, mais d’une politique nationale, visant des ressortissants de pays ayant le plus de chance d’obtenir l’asile en Europe.

Cette politique est à rapprocher du processus de Khartoum initié par l’Union européenne avec les pays d’Afrique de l’est, notamment le Soudan et l’Érythrée, qui a principalement pour but d’empêcher les réfugiés venant de ces pays d’arriver en Europe.

 

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