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Depuis les années 80 de manière officielle (la pratique existait illégalement avant) la France s’est dotée d’un système d’enfermement dédié aux étrangers, les centres de rétention administrative, auxquels s’ajoutent des locaux de rétention administrative pour de courts séjours avec de moindres garanties d’accès aux droits. La finalité de cet enfermement est selon la loi l’expulsion du territoire, mais il est aussi utilisé illégalement comme moyen de punition et d’intimidation. On le voit de manière aggravée à Calais depuis la rafle du 2 juillet 2014 (voir ici et ).

La France s’est également lancée dans une politique de violation des arrêts de la Cour Européenne des Droits de l’Homme. Ainsi, des décision d’expulsion vers le Soudan continuent à être prises malgré deux décisions de la CEDH. Ainsi au début de ce mois, une mère et ses deux enfants ont été maintenus en rétention et expulsés en violation d’une décision de la CEDH.

http://www.lacimade.org/communiques/5479-Enfermement-des-enfants—la-France-se-moque-des-d-cisions-de-la-Cour-europ-enne-des-droits-de-l-Homme

Comme le monarque de l’ancien régime, l’État s’affranchit des lois et se considère au-dessus des juges. Il enferme et expulse au mépris du droit.

Un jour, ces centres de rétention seront un motif de honte, et les avoir fermés un motif de fierté. C’est à quoi nous devons nous employer, parce que notre liberté passe par celle des autres.

 

cra octobre2012 005L’arrière du centre de rétention de Coquelles, près de Calais. Ces barbelés ont été mis en place pour empêcher les rassemblements de soutien visibles par les prisonniers.