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Le jour baisse. Le repas est posé sur un carton étalé par terre, un plat de pâtes en sauce, un plat de pâtes sucrées, du pain, des fruits, des jus de fruit. Une casserole d’eau chauffe sur le feu. Les habitants sont assis sur des tapis à l’entrée de leur tente, autour du carton qui sert de table. Un téléphone diffuse de la musique soudanaise. Ils regardent régulièrement l’heure, attendant le moment de la rupture du jeûne.

L’heure venue, une date, un verre d’eau, les mains se tendent vers les plats. Un groupe passe, ils sont invités à se joindre au repas, ils y joignent leurs provisions.

Un thé, une cigarette, ils se préparent rapidement et partent par petits groupes tenter leur chance. Demain l’Angleterre, inch’ Allah.

Le ramadan a été difficile cette année, et sans doute moins suivi que d’habitude. Les nuits les plus courtes de l’année, de longs jours sans manger ni boire. Les nuits à essayer de passer, la fatigue du retour au matin, sans possibilité de se restaurer ni se désaltérer. L’assoupissement de la longue journée. La préparation du repas quand vient le soir. Certains vont le prendre à la mosquée.

Mais beaucoup ont préféré ne pas suivre le jeûne, ou l’ont abandonné, pour se concentrer sur leur objectif, partir de là, quitter cette vie de misère, passer la frontière, reconstruire sa vie.

Aujourd’hui, c’est l’aïd.