Étiquettes

, , , ,

Un accident de passage. Une femme enceinte de 22 semaines. Elle accouche prématurément. Le bébé, Samir, meurt le 4 juillet, peu après sa naissance. La mère est depuis « introuvable », c’est-à-dire qu’elle a quitté l’hôpital sans qu’on se soucie si elle allait bien ou mal.

http://www.nordlittoral.fr/faits-divers/tentative-de-passage-une-maman-erythreenne-perd-son-bebe-ia0b0n225904?xtor=EPR-5&utm_source=mailing&utm_medium=email&utm_content=article-1&utm_campaign=newsletter-vdn

Comme notre rôle est de compter les morts, c’est le cinquième décès connu causé par la politique de contrôle de la frontière à Calais depuis début juin.

Samedi 11 juillet, une femme enceinte se présente à l’entrée de l’hébergement sommaire des femmes dans l’enceinte de la plate-forme de service Jules Ferry, à deux pas du bidonville d’État. Elle vient d’arriver à Calais, elle ne connaît personne, elle a peur de dormir dans le bidonville. Refus d’accès, le centre est plein. Un bénévole tente de négocier, le centre a déjà accueilli des personnes surnuméraires, les femmes enceintes sont prioritaires. Une des femmes hébergées propose de lui laisser sa place. Refus, le règlement dit que son absence ne sera constatée qu’après 24h, aucune admission n’est possible avant.

Les conditions du passage sont les mêmes pour les hommes et les femmes, enceintes ou non, pour les enfants aussi, on pense à ces gosses de 3 ou 4 ans qu’on croise parfois le soir marchant vers un lieu où ils vont tenter leur chance avec un de leurs parents. Les risques sont les mêmes, et les accidents qui en découlent. Les violences sont les mêmes, gazages ou passages à tabac.

 

Pentax Digital Camera