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Lundi 27 juillet, enterrement de Houmed Moussa, mort le 19 juillet noyé dans le périmètre du Tunnel sous la Manche. Une cinquantaine de personnes sont présentes, bénévoles, militants, exilés. Houmed Moussa n’était à Calais que depuis quelques jours, mais il y avait quelques amis qu’il avait connu auparavant sur son parcours. Des réfugiés qui habitent Calais sont également venus lui rendre hommage, bien qu’ils ne l’aient pas connu.

Mardi 28 juillet, Sadik qui avait été grièvement blessé la veille lors d’une tentative de passage, meurt des suites de ses blessures, à l’âge de 30 ans. Il était pakistanais. Sa mort est passée inaperçue.

Dans la nuit du 28 au 29 juillet, un exilé africain, peut-être soudanais, meurt écrasé par un camion en tentant de monter dans une navette ferroviaire. On ne connaît pas encore son identité.

On ne connaît pas son identité, c’est-à-dire que des personnes des associations cherchent dans le bidonville, avec une photo prise par la police après le décès, qui présente un visage très abîmé par l’accident. Ils montrent la photo à des personnes qui pour la plupart n’ont que trop vu de morts, jusqu’à ce que quelqu’un reconnaisse dans ce portrait le visage d’un ami. C’est alors qu’il sera peut-être possible de joindre sa famille et de lui annoncer la nouvelle.

La guerre qui est faite aux exilé-e-s est une sale guerre.

 

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