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Le communiqué du mardi 18 août annonçant la rencontre des ministres de l’intérieur français et britannique à Calais le 20 août (on annonce au dernier moment par peur des manifestations) présentait un programme comprenant une rencontre avec les associations de soutien aux exilé-e-s. Celles-ci ont appris le matin même que ce temps était supprimé.

Une trentaine d’exilés, de bénévoles et de militant-e-s se sont rassemblés avec des banderoles et des pancartes devant le parc Richelieu, pour rappeler les morts causées par la politique de fermeture de la frontière et protester contre son aggravation. Ils ont tenté de se rapprocher de la sous-préfecture, où devait avoir lieu la signature du nouvel accord franco-britannique. La police les a repoussé-e-s à distance dite respectueuse.

Des exilé-e-s ont tenté de rejoindre le rassemblement à partir du bidonville d’État. La gendarmerie mobile les en a empêché-e-s. Vers 13h, des exilé-e-s ont manifesté en bloquant l’autoroute d’accès au port, près du bidonville, avant d’en être chassé-e-s.

Ce qui pouvait donner une note dissonante à l’autosatisfaction ministérielle a été repoussé au loin.

Avec la construction des nouvelles grilles au nord – est du port et le long de l’autoroute d’accès, les tarifs des passeurs ont triplé. À l’annonce du nouvel accord franco-britannique, ils ont dû faire la fête dans la perspective des gains à venir. Ils bénéficient à la fois des difficultés accrues pour franchir la frontière et de la politique de non-accueil en France.

Les politiques migratoires française et britannique sont à Calais dans une impasse, les deux ministres les y enferment. Et repoussent loin d’eux l’expression des réalités qu’ils n’assument pas.

 

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