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La rumeur courrait déjà depuis quelques jours, c’est maintenant confirmé. Les femmes et les enfants ne seront plus mis-e-s à l’abri que trois mois au maximum dans le dispositif géré par la Vie Active au centre Jules Ferry, avec effet rétro-actif pour les femmes et les enfants hébergé-e-s actuellement.

http://www.nordlittoral.fr/accueil/interdiction-pour-les-femmes-de-rester-plus-de-trois-mois-ia0b0n237415

Le dispositif était sous-dimensionné, à-peu-près le tiers des femmes et enfants exilé-e-s pouvaient y être hébergé-e-s, les autres vivant dans le bidonville voisin. Depuis des semaines, des discussions avaient lieu avec les associations pour un accroissement de la capacité d’accueil. La réponse des autorités est l’augmentation du turn-over par raccourcissement de la durée de séjour.

Que deviendront les femmes et les enfants après trois mois ? La réponse du directeur du centre Jules Ferry est : « Soit elles choisiront l’asile et sortiront du dispositif, soit elles seront aidées à rentrer chez elles ou certaines selon le pays seront en situation irrégulière ». Les deux premiers termes sont clairs, soit l’asile en France soit l’expulsion vers le pays d’origine. Le troisième terme est plus obscur, mais il faut sans doute comprendre la rue, quand l’expulsion n’est pas possible, après un éventuel passage en rétention.

Rappelons que les femmes et les enfants concerné-e-s viennent principalement d’Érythrée, du Soudan, d’Éthiopie, pour préciser vers quels pays les autorités projettent de les expulser.

Quand aux 10 millions d’euros sur deux ans auxquels le gouvernement britannique s’est engagé sur deux ans pour le volet « humanitaire »,  ce n’est vraisemblablement pas à la mise à l’abri des femmes qu’ils vont servir.

On l’avait pressenti avec l’expulsion vers l’Afghanistan de Mustafa Husseini, malgré les troubles psychologiques dont il souffrait, ce sont les plus vulnérables qui sont les premières victimes de la politique franco – britannique.

 

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