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Depuis plusieurs mois, les associations demandaient la mise en place de nouveaux modulaires pour héberger les femmes et les enfants qui sont actuellement dans le bidonville créé par la volonté de l’État (les modulaires existants dans le centre Jules Ferry abritent un peu plus de cent femmes et enfants, soit entre la moitié et le tiers de ceux et celles qui se trouvent à Calais). Réponse du premier ministre lors de sa venue à Calais : c’est trop compliqué.

Pour l’État français, il est donc trop compliqué d’ajouter quelques modulaires à ceux existants. La plupart des bâtiments de l’ancien centre Jules Ferry sont d’ailleurs vides, et pourraient servir à la mise à l’abri, si ajouter des modulaires est « trop compliqué ». Mais non, l’indigence d’État ne le permet pas.

Plus grave, les femmes et les enfants ne seront plus mis-e-s à l’abri que pendant trois mois, à l’issue desquels ils et elles auront le choix entre demander l’asile en France et rentrer dans leur pays, avec une éventuelle option de retour dans le bidonville quand l’expulsion du territoire ne sera pas possible. Concrètement, les femmes et les enfants seront les cobayes de la politique voulue par les autorités françaises et britanniques.

Une partie des associations, celles avec lesquelles l’État accepte de dialoguer, font partie du comité de pilotage du centre Jules Ferry, et sont donc co-gestionnaires de la mise en œuvre de cette politique. Elles n’ont pas pour le moment exprimé de point de vue particulier par rapport à la situation.

 

Pentax Digital CameraLes bâtiments inutilisés de l’ancien centre de vacances Jules Ferry.