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Cette phrase écrite sur une pancarte, qui fait référence à Aylan Kurdi, cet enfant mort dont la photo a fait la une des médias, pourrait être le trait d’union entre les deux manifestations qui ont eu lieu à Calais aujourd’hui.

Avant-hier, des habitant-e-s du bidonville créé sous la pression de la police en mars – avril derniers ont manifesté devant la plate-forme de services Jules Ferry.

Ils et elles veulent :

  • deux repas par jour (un seul est servi au centre Jules Ferry, et en nombre très insuffisant, dans des conditions de distribution indignes, deux heures d’attente sans abri, rien pour s’asseoir quand on mange, sous surveillance policière)
  • un hébergement digne pour toutes et tous (actuellement, un peu plus de cent femmes et enfants sont hébergé-e-s dans deux préfabriqués de 206 m2, soit 4 m2 par personne, tandis que les autres et les hommes vivent dans les bidonvilles)
  • aller en Angleterre (la France leur prouvant au quotidien qu’elle ne veut pas d’elles et d’eux)

Hier, les exilé-e-s se sont à nouveau rassemblé-e-s devant le centre Jules Ferry, puis ont manifesté jusqu’à l’hôtel de ville de Calais.

Ils et elles l’ont fait à nouveau aujourd’hui. Après une marche rapide depuis le bidonville, la manifestation s’est installée devant la mairie, croisant les mariages du samedi. Des discours se sont succédés, dans lesquels le mot « liberté – freedom, – azadi – huriya » est revenu fréquemment. Une minute de silence aussi à la mémoire de Aylan Kurdi, partagée qu’on vienne du Soudan, l’Afghanistan, de Syrie ou de France. Et puis la musique d’étudiants de SOAS venus du Royaume-uni pour le week-end.

À 17h, un rassemblement à la mémoire de Aylan Kurdi, à l’initiative de Calais Ouverture et Humanité, relayant un appel plus large. La plupart des exilé-e-s étaient reparti-e-s, une cinquantaine de personnes se sont retrouvées. Un bref discours, appelant non à une minute de silence mais à un cri de colère.

 

manif04sept-036Hier devant la mairie – photo Calais Migrants Solidarity.