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La montée en violence que l’on connaît à Calais se retrouve aussi dans d’autres lieux où se trouvent des campements d’exilés.

À Téteghem https://goo.gl/maps/GjLz722wnML2 , le maire cherche un difficile équilibre entre tolérance et contingentement. Le campement d’exilés se trouve sur un terrain appartenant à la Communauté urbaine de Dunkerque, à proximité d’une aire d’autoroute maintenant fermée. Des baraquements ont été construits pour améliorer les conditions de vie, mais ils étaient insuffisants en cas d’augmentation du nombre d’exilés.

Or, comme a Calais, ce nombre a fortement augmenté depuis deux ans. La mairie a tenté de contingenter le nombre de personnes en installant des containers aménagés pour quatre-vingts personnes et fait détruire les installations existantes. Les exilé-e-s « surnuméraires », au-delà des quatre-vingts admis dans les containers, n’ont pas disparu pour autant, ils et elles se cachent dans des conditions d’autant plus précaires.

Le 1er octobre, la police a fait une descente dans le campement des Vietnamien-ne-s, a arrêté huit personnes, les autres ayant eu le temps de s’enfuir, et a saccagé les lieux. Le retour, à petite échelle, des rafles accompagnées de saccage que l’on connaît bien à Calais.

À Norrent-Fontes https://goo.gl/maps/mQVYHFi8WSt , près d’une aire d’autoroute à l’intérieur des terres, ce sont des bénévoles de l’association Terre d’Errance qui sont menacés de poursuites pour avoir commencé à reconstruire des abris détruits par un incendie accidentel.

 

Camp Téteghem 2015-10-01 léger

1er octobre : le campement des Vietnamien-ne-s après le passage de la police.