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« La police nous empêche de faire la manche dans le centre-ville » dit un Calaisien sans domicile, qui témoigne aussi qu’il a déjà été frappé par des CRS, ou de la manière dont il est dégagé s’il essaye de dormir près de la gare.

On se souvient que le 9 juillet 2014, la maire de Calais avait pris un arrêté que deux de ses adjoints avaient présenté en conférence de presse comme un arrêté « anti-bivouac », ciblant les « migrants ». Étrangement, cet arrêté « anti-bivouac » portait sur un créneau horaire de 9h à minuit, donc pendant la journée. À le lire, il interdisait « sauf autorisation particulière, toutes occupations abusives et prolongées, accompagnées ou non sollicitations ou quêtes à l’égard des passants ». En fait, il s’agissait d’un « banal » arrêté anti-mendicité. Témoignage que pour la maire de Calais certain-e-s Calaisien-ne-s sont indésirables dans leur ville, au même titre que les « migrants ». Les politiques de ségrégation ne touchent pas que les exilé-e-s, c’est un phénomène plus large. Qui pose la question : dans quelle société voulons-nous vivre ?

Vous pouvez télécharger l’arrêté ici.

 

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