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Lundi, les participant-e-s à la marche contre l’austérité venue d’Espagne arrivent à Calais, avant d’aller vers la Belgique. Deux temps à leur visite à Calais, une visite au bidonville d’État, puis une rencontre avec des militants politiques, syndicaux et associatifs autour des politiques d’austérité, avant d’aller passer la nuit à Emmaüs Grande Synthe.

Après une courte introduction sur la situation, les marcheur-se-s se dispersent en petits groupes à la rencontre des habitant-e-s. Au retour, lorsque le groupe se rassemble, c’est plutôt le silence. Ce n’est qu’un moment plus tard que la parole vient, pour exprimer l’émotion, la honte et la révolte que « ça » puisse exister au cœur de l’Europe. Et oui, « ça », c’est le gouvernement français qui l’a créé.

Mardi, des exilé-e-s avaient annoncé une manifestation. Un appel avait été rédigé, des banderoles ont été peintes. Mais c’est un petit groupe qui s’est retrouvé au rendez-vous, et a renoncé à manifester. Si les exilé-e-s ont organisé huit manifestations du 2 au 12 septembre (voir ici, ici, ici et ), si certains d’entre eux ont été visibles à la manifestation du 19 septembre organisée par les associations, tandis que des femmes exilé-e-s formaient un cortège distinct, la question d’exprimer publiquement leur point de vue et leurs revendications reste présente, sans vraiment aboutir, comme avait déjà été le cas le 25 septembre (voir ici et ).

Ce qui est certain, c’est que la montée en violence de la part de l’État et la médiatisation de la situation suscitent à la fois solidarité et mobilisation, non seulement à Calais mais aussi là où la répression s’aggrave, comme à Norrent-Fontes.

 

Banderole 3