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LA QUINZAINE DES PASSEURS D’HOSPITALITÉS

Du 29 septembre au 22 octobre 2015

La réponse du ministre de l’intérieur à la manifestation de solidarité la plus importante que Calais ait connue, le 19 septembre, avait été de cogner. Le 21 septembre, les derniers campements du centre-ville étaient évacués, tandis qu’une partie du bidonville créé par l’État était rasée au bulldozer. Il semble que la réponse au nouveau rapport du Défenseur des droits et à « L’appel de Calais » lancé par 800 personnalités soit le même : 436 policiers et gendarmes supplémentaires viennent d’être envoyés à Calais suite à une visite éclair du ministre.

Mais derrière cette escalade de la violence, qui ne touche pas que Calais, mais aussi les autres campements de la région, ceux de Paris ou la frontière italienne, un objectif politique est suivi avec constance : vider de sa substance la convention de Genève, en rendant plus difficile l’accès au territoire européen et en précarisant les droits et la situation des personnes qui demande l’asile en Europe, et admettre sur une base de quota des réfugié-e-s venu-e-s de l’extérieur de l’Union européenne ou des pays d’entrée. L’accueil des réfugié-e-s devient ainsi une variable des politiques migratoires.

Et dans cette logique, on peut à bon droit se demander si les centres d’accueils annoncés par le ministre à Calais et sur le parcours des exilé-e-s en France seront des lieux de mise à l’abri, ou des lieux de tri, sortes de hotspots ou de zones d’attentes réparties sur le territoire, permettant de procéder à des expulsions rapides.

Des nouvelles de Calais sur le blog Passeurs d’hospitalités (page 2).

La suite d’une chronique de Céline Barré sur la route des exilé-e-s dans les Balkans sur le blog Exilés dans les Balkans (page 7) et en anglais sur Exiles in the Balkans (page 7).

La Quinzaine des Passeurs d’hospitalités 29/09 – 22/10/2015