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À Téteghem, petite commune de l’agglomération dunkerquoise, un campement d’exilé-e-s. En partie dans des containers aménagés, mis en place par la mairie, pour améliorer les conditions de vie, mais surtout pour contingenter le nombre d’habitants du campement à 80 personnes. Et un peu à l’écart des petits groupes de tentes et de cabanes dispersés dans les buissons, les personnes « surnuméraires » n’ayant pas disparu par la vertu de l’installation des containers, mais s’étant cachées un peu mieux.

Depuis un mois, la police fait des descentes régulières et saccage les petits campements. Des habitant-e-s sont parfois arrêté-e-s. Une partie d’entre elles va rejoindre celles arrêtées à Calais et envoyées dans des centres de rétention aux quatre coins du pays. Aucun jugement d’expulsion ne semble avoir été signifié aux habitant-e-s. Le maire a annoncé qu’il allait aussi faire enlever les containers.

Dans ce contexte, les bénévoles ont découvert l’affiche ci-dessous, qui promet aux Syriens et Irakiens (mais pas aux autres) que la France leur « offre l’asile immédiat », comme la chance de quitter le campement qui va fermer.

On ne sait pas encore si c’est une fausse nouvelle répandue par la sous-préfecture, pour pousser les habitant-e-s du campement à demander l’asile en France, ou si l’OFPRA participe au démantèlement du campement en distribuant des statuts de réfugié et des titres de séjour pour le vider d’une partie de ses habitant-e-s.

 

Téteghem asileLe document affiché à l’entrée du campement de Téteghem.