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Alors que les rafles continuent à Calais et dans le Dunkerquois (voir ici, ici et ), les solidarités s’organisent là où les exilés sont envoyés en rétention, et ceux-ci prennent parfois la parole.

À Toulouse, des associations se sont mobilisées pendant toute la journée du 29 octobre pour accueillir les personnes arrivées au centre de rétention le 24 au fur et à mesure de leur libération.

La Cimade a recueilli la parole de deux des personnes libérées :

http://www.lacimade.org/nouvelles/5622-Calais–une-politique-absurde–inutile-et-d-gradante

À Marseille, une trentaine de personnes se sont mises en grève de la faim et on diffusé un communiqué.

http://mars-infos.org/communique-des-retenus-du-centre-411

Une manifestation a été organisée devant le centre de rétention.

http://mars-infos.org/solidarite-avec-les-refugies-402

http://mars-infos.org/compte-rendu-de-la-manif-en-421

Dans le même temps, les associations se sont mobilisées pour être présentes aux audiences du tribunal administratif et du Juge des Libertés et de la Détention.

http://www.lamarseillaise.fr/marseille/societe/43040-des-deplacements-couteux-et-inutiles

Mais à peine un groupe est-il libéré qu’un autre le remplace.

http://marsactu.fr/dispersion-ou-mise-a-labri-les-migrants-de-calais-ballotes-jusqua-marseille/

Même chose à Toulouse où un groupe de trente-cinq personnes est arrivé dès le 30 octobre pour remplacées celles libérées la veille. Même chose dans les centres de rétention du Mesnil-Amelot, de Metz, Nîmes, Vincennes, Rouen, Vincennes.

Une situation que dénonce une nouvelle fois la Cimade :

 

http://www.lacimade.org/communiques/5623-Calais–une-politique-absurde–inutile-et-d-gradante

« 04 novembre 2015 | Calais, une politique absurde, inutile et dégradante

L’opération de grande envergure menée par le gouvernement depuis le 21 octobre pour disperser des centaines de migrants de Calais se poursuit. À ce jour, près de 600 personnes ont été déplacées puis enfermées dans sept centres de rétention administrative (CRA), à Marseille, au Mesnil-Amelot, à Metz, Nîmes, Paris-Vincennes, Rouen et Toulouse.

Après le jet privé pour 5 exilés, le gouvernement accélère la cadence et loue un avion de la sécurité civile pour 25. Il a déjà effectué douze rotations pour enfermer les exilés de Calais à Marseille, Nîmes et Toulouse. Quatorze transferts en bus se sont chargés de remplir des CRA du Mesnil-Amelot, de Metz, Paris-Vincennes et Rouen. La machine à disperser tourne à plein régime : elle enferme, elle humilie. Elle ajoute de la violence à la violence, du traumatisme au traumatisme, déjà subis entre le parcours de l’exil et les campements de Calais.

99 % des personnes enfermées sont libérées dans les 5 premiers jours de leur enfermement en CRA. La plupart sont déjà de retour à Calais. Comble de cette obstination absurde, coûteuse et dégradante : un Syrien enfermé au CRA de Metz 5 jours fin octobre a été une nouvelle fois privé de liberté au CRA du Mesnil-Amelot du 2 au 3 novembre, après deux nuits dans les campements de Calais. Ce cas n’est pas isolé : un Afghan de Calais a déjà été enfermé à deux reprises au CRA d’Hendaye en août. Un sort qui guette les 600 autres.

Des familles sont séparées : un enfant afghan de 12 ans est resté seul dans la jungle pendant que son père et le reste de sa famille étaient embarqués pour le CRA de Toulouse.

Les personnes concernées par ces rafles : 23 % de Syriens, 17 % d’Afghans, 13 % d’Iraniens, 11 % d’Irakiens, 10 % d’Érythréens. Tous sont à la recherche d’une protection au titre de l’asile, mais le gouvernement leur impose les barbelés et le traumatisme de l’enfermement avec la perspective d’une expulsion.

La Cimade appelle le gouvernement à changer radicalement de politique et à appliquer les valeurs d’humanité dont il se réclame.

Découvrez les témoignages vidéo d’un Syrien et d’un Irakien libérés le 29 octobre du CRA de Toulouse après 5 jours de privation de liberté. »

 

Migrants13