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Le règlement européen Dublin III prévoit que le pays européen responsable d’une demande d’asile est généralement le pays d’entrée dans l’Union européenne, les empreintes digitales faisant foi. Si quelqu’un demande l’asile en France, la préfecture prend ses empreintes digitales et vérifie qu’elles ne sont pas déjà dans la base de donnée Eurodac. Si c’est cas, après avoir interrogé le pays où été prises les empreintes, elle peut y renvoyer la personne qui a demandé l’asile. Mais si elle ne l’a pas renvoyée dans les six mois, la France devient responsable de sa demande d’asile.

Deux Soudanais ont demandé l’asile à Calais. Leurs empreintes digitales ont été retrouvées en Italie. Mais ils n’ont pas été renvoyés. Ils ont donc pris rendez-vous six mois plus tard à la sous-préfecture de Calais. Puis, comme on leur leur a proposé de partir en centre de répit (voir ici, ici et ), ils sont partis, et ont pris contact avec la préfecture du département où se trouve le centre où ils ont été emmenés. Et là, au lieu de prendre en compte leur demande d’asile comme le veut la loi, la préfecture leur a remis un ordre de se rendre en Italie. Isolés à l’autre bout de la France, sans soutien juridique pour contester la décision illégale de la préfecture, ils sont revenus à Calais et vont reprendre rendez-vous à la sous-préfecture.

Les préfecture ont reçu pour consigne d’expulser les personnes en procédure Dublin, alors elles expulsent, qu’importe la loi.

Dans certains départements (Bouches-du-Rhône, Ille-et-Vilaine), les personnes en procédure Dublin ont été séparées des autres personnes envoyées en centre de répit et emmenées dans d’autres lieux d’hébergement, ou placés en chambres d’hôtel.

Le suivi de ces personnes dispersées dans toute la France, ne sachant généralement pas vers quelle destination on les emmène, parfois transférées dans un deuxième temps vers un autre lieu d’hébergement, est particulièrement difficile. Dans les centres de répit où elles ont été envoyées, elles n’ont généralement pas accès à une information et un soutien juridique indépendants de la préfecture.

Merci aux associations qui ont des compétences juridiques et qui ont un centre de répit près de chez elle d’aller voir les personnes qui sont là pour prendre contact et voir leurs besoins. Merci pour le soutien que vous pourrez leur apporter, et merci de nous faire retour de la situation que vous aurez trouvé.