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Dans la nuit du 4 août 2015, Abdoul Haroun était entré à l’intérieur du Tunnel sous la Manche. Bien que son entrée ait été détectée, il n’avait été arrêté que près de la sortie, au Royaume-uni. Il avait été emprisonné aussitôt, au titre d’une loi britannique de 1861 sur le chemins de fer (voir ici, ici et ). Ces poursuites participent d’une volonté de pénaliser le franchissement de la frontière et sa tentative, que l’on retrouve du côté français notamment avec un arrêté préfectoral détournant l’état d’urgence pour pénaliser la présence à pied le long de la rocade d’accès au port.

Or cette pénalisation du franchissement de la frontière contrevient à la Convention de Genève sur les réfugiés, qui prévoit que ceux-ci doivent pouvoir atteindre le territoire d’un État où ils peuvent trouver protection. L’enjeu dépasse donc une situation individuelle : le Royaume-uni, comme l’a fait la Hongrie, va-t-il criminaliser le franchissement de sa frontière, et donc criminaliser les personnes qui viennent sur son sol demander l’asile et ne peuvent pas y accéder par des moyens légaux ?

Élément nouveau, Abdoul Haroun vient d’obtenir le statut de réfugié au Royaume-uni, ce qui prouve la justesse de sa demande de protection.

Le jugement sera rendu le 18 janvier.

http://www.theguardian.com/world/2016/jan/04/sudanese-man-who-walked-into-the-uk-via-channel-tunnel-is-granted-asylum?CMP=twt_gu

En complément (éclairant) la réaction d’Eurotunnel :

http://www.nordlittoral.fr/accueil/eurotunnel-juge-regrettable-l-asile-accorde-au-ia0b0n272674?xtor=EPR-5&utm_source=mailing&utm_medium=email&utm_content=article-1&utm_campaign=newsletter-vdn

 

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