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L’ambiance peut changer d’un jour à l’autre au bidonville. Autant hier l’exode de la partie sud, en cours de destruction, vers la partie nord en sursit, avait des allures de défaite, autant aujourd’hui il y a une dynamique autour de la reconstruction. La zone nord se densifie, les espaces inoccupés le deviennent, de nouveaux espaces se défrichent et s’aplanissent. On remonte les cabanes qui ont pu être déplacées, on les consolide, on recrée son abri, son espace. Ce bien que chacun-e soit conscient-e que les jours de cette partie nord où l’on reconstruit maintenant sont comptés. Il y a là une capacité à repartir, quitte à devoir ensuite repartir à nouveau, qui interpelle. Ces gens qui ont une telle capacité à reconstruire et à se reconstruire, nous devrions nous battre pour les garder, et l’Angleterre pour les faire venir, idiots que nous sommes qui ne savons que les chasser.

Les lieux collectifs se réorganisent aussi en fonction de la nouvelle situation, et les volontaires aident d’arrache-pied.

Aujourd’hui, les destructions ont porté sur le quartier du théâtre et du centre d’information de l’Appel de Calais. Elles ont commencé à atteindre la partie de la rue principale où les magasins sont les plus denses. Ceux-ci aussi déménagent, et se remontent dans la partie nord.

 

Destruction bidonville zone nordDans la zone nord du bidonville, un quartier construit après la précédente destruction, celle de la zone de 100 mètres le long de la rocade menant au port. Photo association Polyvalence.