Étiquettes

, , , , ,

Aujourd’hui, les destructions ont pris le quartier soudanais le long du chemin des Dunes à revers https://goo.gl/maps/6iPAEfeYLgD2 . Au lieu d’aller du sud vers le nord, les destructeurs ont commencé le mouvement inverse, là aussi où ce quartier était le plus large et le plus peuplé. À la destruction à la masse et au pied de biche du début (le ministre n’avait-il pas promis qu’il n’y aurait pas de bulldozers ?) ont succédé des machines, des bulldozers dont le godet est remplacé par des mâchoires griffues qui permettent d’arracher les bâches et de saisir les armatures pour désosser les cabanes.

En fin d’après-midi, un feu de cabanes part dans la partie nord. Les deux cabanes étaient vides. Des jeunes font la fête devant, soit-disant ils fêtaient le passage en Angleterre des personnes qui habitaient là. Certains de jeunes ont à peine quinze ans. Des bénévoles et des exilés éteignent l’incendie. Les voisins des cabanes en feu apprécient peu la plaisanterie, se querellent avec les jeunes qui faisaient la fête autour de l’incendie, en rossent quelques-uns. Certains des jeunes passent par-dessus la grille du camp de containers. C’est facile d’allumer des feux dans le bidonville quand on habite les containers. Les pompiers interviendront un peu après pour éteindre le dernières flammes.

On notera au passage que le camp de container stocke un certain nombre de mineurs sans aucun agrément légal pour ça, ni personnel compétent.

À peine plus tard, un feu part dans la partie sud, dans le quartier soudanais en cours de destruction. Vu de loin, puisque les CRS bouclent la zone, c’est une vingtaine de cabanes qui flambent.

Un peu plus loin une épaisse fumée sort de la cabane du Secours catholique, toujours en zone sud. Les pompiers interviendront lorsqu’ils en auront fini avec l’incendie précédent.

Alors que la nuit tombe, il ne reste plus guère à détruire dans la zone sud du bidonville.

 

Destruction bidonville no-mans-landLe no-man’s-land laissé par la destruction du bidonville. Photo association Polyvalence.