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Le temps est doux, et la partie nord du bidonville se transforme et se réorganise après la destruction de la partie sud (voir ici, ici et ). Chaque jour, la physionomie de chaque rue, de chaque quartier se transforme par l’apparition de nouvelles cabanes, de nouveaux magasins. L’atmosphère est hospitalière, on s’arrête pour parler avec les Européens qui arpentent le bidonville, on les invite volontiers à venir boire un thé. Dans le ciel, un cerf-volant rappelle qu’hier c’était Norouz, le Nouvel An kurde, iranien et afghan.

Pourtant, le matin, des policiers sont venus compter les habitant-e-s, ravivant les inquiétudes quant à une prochaine destruction du lieu. En milieu d’après-midi, une patrouille de CRS s’est enfoncée dans les rues du bidonville. Si les autorités cherchaient des solutions pour les personnes, si elles voulaient améliorer les conditions de vie, c’est des travailleurs sociaux qu’elles enverraient, pas des policiers.

 

Dessin Calais droits de l'homme