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Il en va à Dieppe (voir ici et ) comme il en va à Calais. Faute de lieu d’accueil pour les exilé-e-s, ils et elles se posent dans des lieux vacants, terrains ou bâtiments, lesquels ont un propriétaire. Lequel, de sa propre initiative ou poussé par les autorités, saisit le tribunal pour demander l’expulsion. Les personnes sont ainsi chassées de lieu en lieu. Cette précarité fait partie de la politique des autorités pour dissuader les exilé-e-s d’approcher la frontière.

Dieppe rejoint Calais. Après le Syndicat mixte du port de Dieppe, qui avait obtenu une expulsion de ses terrains le 1er avril, c’est au tour de la Chambre de Commerce et d’Industrie. Jeudi 21 avril, un huissier est venu remettre une convocation en français pour une audience ayant lieu le vendredi matin aux habitants du campement concerné. Le tribunal a statué en leur absence, et ordonné l’expulsion. Environ quatre-vingts personnes sont concernées.

Pour suivre la situation des exilé-e-s à Dieppe, la page de l’association Itinérance :

https://www.facebook.com/refugiestransmanchedieppe/

 

Dieppe campementÀ l’ombre de la falaise, le campement en instance d’expulsion. Photo Itinérance Dieppe.