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On finirait par l’oublier, le gouvernement avait annoncé en septembre dernier la réinstallation de trente mille réfugié-e-s syrien-ne-s en France en deux ans. Il avait mobilisé les communes, qui s’étaient tournées vers les associations. Des collectifs citoyens s’étaient constitués. Et puis rien, ou presque. À l’exception de quelques centaines, les réfugié-e-s n’arrivent pas. Même chose pour les réfugié-e-s enregistré-e-s en Grèce : la Commission européenne avait annoncé en septembre la relocalisation de soixante-six mille quatre cents personnes dans différents pays de l’Union, en date du 12 avril seules six cent quinze personnes avaient quitté la Grèce, comme le souligne Amnesty International.

Par contre, le gouvernement a envoyé des exilé-e-s de Calais et de Grande-Synthe, près de Dunkerque, dans toute la France, avec la création des « centres de répit » ou Centres d’Accueil et d’Orientation (voir ici, ici, ici, ici et ). L’administration a souvent mis en place un suivi minimal, voire inexistant, et c’est généralement grâce à la mobilisation du tissu associatif local qu’un accueil digne de ce nom à pu se mettre en place dans certains de ces centres.

Dans la région Provence – Alpes – Côte-d’Azur, ces initiatives ont décidé de se fédérer, et une vingtaine d’associations, réseaux et collectifs se sont rencontré une première fois le 30 avril à Aix-en-Provence pour créer un réseau « Hospitalité » en PACA.

http://www.millebabords.org/spip.php?article29292

et lire ici l’article de La Marseillaise.

Dix jours plutôt, toujours à Aix, c’était une association « Tous pour Calais » qui s’était créée pour organiser un soutien local et acheminer de l’aide humanitaire.

http://www.lamarseillaise.fr/bouches-du-rhone/societe/47982-les-migrants-sont-traites-de-facon-inhumaine

Mais dans la région PACA se trouve aussi l’une des préfectures qui déploie le plus d’énergie pour les demandeur-euse-s d’asile en procédure Dublin soient expulsé-e-s (voir ici et ). Le règlement européen Dublin III prévoit qu’on ne peut demander l’asile que dans un seul pays européen, le plus souvent le pays d’entrée dans l’Union européenne, où les empreintes digitales de la personne ont été prises. Ces personnes risquent donc d’être expulsées vers ce pays si elles demandent l’asile en France.

Les collectifs citoyens se mobilisent donc aussi sur ce sujet. Après un rassemblement vendredi 29 avril devant la préfecture des Bouches-du-Rhône, le collectif Migrant 13 appelle à un un rassemblement de soutien mardi 3 mai devant le tribunal de grande instance d’Aix, 40 boulevard Carnot (https://goo.gl/maps/NXL6jR8qaET2). Un demandeur d’asile soudanais est en effet poursuivi pour avoir refusé deux fois son expulsion vers l’Italie.

 

Migrants13 tracts